Tanzanie · Parc national

Safari dans le Serengeti

Le parc national du Serengeti, dans le nord de la Tanzanie, est le plus célèbre d’Afrique de l’Est : près de 15 000 km² de plaines et de collines où vivent la grande migration des gnous, des lions par centaines, des guépards et des léopards. Pour un safari dans le Serengeti, tout se joue sur le choix de la zone : le sud de décembre à mars, le centre toute l’année, l’ouest de mai à juillet, le nord de juillet à octobre.

Mis à jour le 25 octobre 2026 · Par l’équipe Mister Safari

Serengeti (meilleures zones selon le mois)

Sud de décembre à mars, centre et ouest de mai à juillet, nord de juillet à octobre

  1. Janvier : Idéal
  2. Février : Idéal
  3. Mars : Bon
  4. Avril : Possible
  5. Mai : Bon
  6. Juin : Idéal
  7. Juillet : Idéal
  8. Août : Idéal
  9. Septembre : Idéal
  10. Octobre : Idéal
  11. Novembre : Bon
  12. Décembre : Bon
  • Idéal
  • Bon
  • Possible

Où se trouve le Serengeti ?

Le parc national du Serengeti occupe le nord-ouest de la Tanzanie, sur un haut plateau situé entre 920 et 1 850 mètres d’altitude. Il couvre près de 15 000 km², soit l’équivalent de deux départements français. À l’ouest, son « corridor occidental » file jusqu’à quelques kilomètres du lac Victoria. Au sud-est, il s’adosse aux hauts plateaux de l’aire de conservation du Ngorongoro. Au nord, la frontière kényane le sépare du Masai Mara, qui appartient au même écosystème.

Son nom vient du maa, la langue des Maasaï : siringet, « l’endroit où la terre s’étend à l’infini ». La description est exacte dans le sud, fait de prairies rases à perte de vue. Elle l’est moins ailleurs : le centre est ponctué de kopjes, ces îlots de granit où se postent les lions, et le nord est vallonné, boisé, traversé par la rivière Mara.

Comment s’y rendre ?

  • En avion léger : environ une heure de vol depuis Arusha jusqu’à la piste de Seronera, au centre, ou un peu plus jusqu’à Kogatende, au nord. C’est la solution la plus confortable quand on vise le nord ou l’ouest.
  • Par la route : comptez une journée depuis Arusha, soit 7 à 8 heures avec les arrêts, via Karatu et le rebord du Ngorongoro. La route fait partie du safari, car on traverse les plaines de l’aire de conservation avant d’entrer dans le parc par la porte de Naabi Hill.

La plupart de nos itinéraires combinent les deux : l’aller par la route, en découvrant Tarangire et le Ngorongoro, puis le retour en avion vers Arusha ou directement vers Zanzibar.

Les quatre zones du Serengeti

Un safari dans le Serengeti ne se résume pas à « aller au Serengeti ». Entre le sud et le nord du parc, il y a plus de 200 kilomètres de piste. Chaque zone a sa saison, ses paysages et ses animaux. Bien choisir la vôtre fait toute la différence.

Zone Secteurs Meilleure période Points forts
Sud Ndutu, plaines de Naabi, Kusini Décembre à mars Naissances de gnous, guépards, prédation
Centre Seronera, Moru, Simba Kopjes Toute l’année Léopards, lions, accès facile
Ouest Grumeti, Kirawira, réserves privées Mai à juillet Traversées de la Grumeti, crocodiles géants
Nord Kogatende, Lamai, Bologonja Juillet à octobre Traversées de la Mara, peu de véhicules hors saison

Le sud et Ndutu : les naissances de la migration

De décembre à mars, les troupeaux de gnous et de zèbres descendent sur les plaines volcaniques du sud, riches en minéraux. Entre fin janvier et début mars, des centaines de milliers de petits naissent en quelques semaines. Lions, guépards et hyènes suivent : c’est la meilleure période de l’année pour assister à une chasse.

Une partie de ces plaines se trouve hors du parc, dans la zone de Ndutu, rattachée à l’aire de conservation du Ngorongoro. Les camps y sont souvent saisonniers. Le reste de l’année, le sud devient sec et presque vide de grands troupeaux.

Le centre et Seronera : des félins toute l’année

La vallée de la rivière Seronera est le cœur historique du parc. Ses rivières restent en eau toute l’année, et la faune résidente y est très dense : lions, hyènes, éléphants, girafes, hippopotames. Les acacias qui bordent la rivière sont le meilleur endroit du parc pour chercher le léopard. Les kopjes de Moru, au sud-ouest, abritent même quelques rhinocéros noirs, rarement visibles.

Le revers : c’est la zone la plus fréquentée, avec la principale piste d’aviation et de nombreux lodges. Choisir un camp en retrait, dans une vallée isolée, change beaucoup l’expérience.

L’ouest et la Grumeti : le corridor occidental

De mai à juillet, la migration traverse le corridor occidental et franchit la rivière Grumeti, où vivent certains des plus grands crocodiles du Nil d’Afrique. Le paysage alterne plaines, collines boisées et forêts-galeries. En dehors de ce passage, la zone est calme et peu visitée.

Au nord du corridor s’étendent des réserves privées, comme Singita Grumeti, plus de 140 000 hectares où les safaris se pratiquent loin des foules, avec marches guidées et sorties de nuit. La réintroduction du rhinocéros noir y a eu lieu en 2019.

Le nord, Kogatende et Lamai : les traversées de la Mara

De juillet à octobre, la migration atteint le nord du parc et franchit la rivière Mara, parfois plusieurs fois dans la même semaine. Ces traversées sont le moment le plus spectaculaire de l’année, et aussi le plus imprévisible : un troupeau peut attendre des heures sur la berge avant de se jeter à l’eau, ou repartir.

Le triangle de Lamai, entre la rivière Mara et la frontière kényane, est plus sauvage et moins fréquenté que la rive sud. De novembre à juin, le nord retrouve un calme total, avec une faune résidente intéressante et très peu de visiteurs.

Notre conseil : en juillet et en août, les camps les mieux placés pour les traversées affichent complet 9 à 12 mois à l’avance. Si vos dates sont souples, septembre offre de nombreuses traversées avec un peu moins de monde.

La grande migration dans le Serengeti

Environ 1,3 million de gnous, accompagnés de plusieurs centaines de milliers de zèbres et de gazelles, parcourent chaque année une boucle de près de 1 000 kilomètres entre le sud du Serengeti et le Masai Mara. Ils suivent la pluie et l’herbe neuve. Le calendrier général est connu, mais les dates exactes changent chaque année selon les précipitations.

Période Position habituelle des troupeaux
Décembre à mars Sud du Serengeti et Ndutu, naissances en février
Avril et mai Remontée par le centre, Moru et Seronera
Juin et juillet Corridor occidental, traversées de la Grumeti
Juillet à octobre Nord, Kogatende et Lamai, traversées de la Mara
Novembre Redescente par l’est du parc vers le sud

Toutes les étapes sont détaillées mois par mois sur notre page la grande migration en Tanzanie. Votre conseiller ajuste ensuite le choix des camps selon les dernières observations de nos partenaires sur place.

Que faire dans le parc national du Serengeti ?

Les safaris en 4x4

C’est l’activité principale. Les sorties se font en véhicule ouvert ou à toit ouvrant, avec un guide-chauffeur. Une journée type commence vers 6 h 30, au lever du soleil, quand les prédateurs sont actifs, et se termine au coucher du soleil : les véhicules doivent avoir regagné le camp avant la nuit. Le plus souvent, on part pour la journée avec un pique-nique, ou l’on fait deux sorties séparées par une pause à l’heure chaude.

Dans le parc national, la conduite hors piste est interdite. Les camps installés dans les réserves privées ou les concessions, à l’ouest, ont des règles plus souples.

Le vol en montgolfière

Le survol des plaines à l’aube est l’une des expériences les plus demandées du Serengeti. Le départ se fait vers 5 h 30, le vol dure environ une heure à basse altitude, puis un petit-déjeuner au champagne est servi en pleine brousse. Les vols partent principalement du centre (Seronera) toute l’année, et selon la saison du sud, de l’ouest et du nord. Ils dépendent de la météo et se réservent à l’avance, surtout en haute saison. Tarif : [à compléter].

Les safaris à pied

Accompagnées d’un ranger armé, les marches permettent de lire les traces, d’observer les plus petits animaux et de ressentir la brousse autrement. Elles se pratiquent surtout dans les concessions de l’ouest et dans quelques secteurs du parc.

Les rencontres

Hors du parc, en bordure, des visites de villages maasaï ou de projets communautaires peuvent compléter le séjour. Nous privilégions celles organisées directement avec les communautés.

Les animaux du Serengeti

Le Serengeti abrite l’une des plus fortes densités de grands prédateurs du continent. Les lions y vivent en troupes nombreuses, notamment autour des kopjes. Le guépard est fréquent dans les plaines du sud et de l’est, le léopard le long des rivières du centre. On croise aussi hyènes tachetées, chacals, servals et, plus rarement, caracals.

Parmi les herbivores : gnous, zèbres, gazelles de Thomson et de Grant, topis, élands, girafes Masaï, buffles, éléphants et hippopotames. Quatre des Big Five sont faciles à voir ; le rhinocéros noir reste très discret dans le parc, et l’on a davantage de chances de l’observer au fond du cratère du Ngorongoro.

Plus de 500 espèces d’oiseaux ont été recensées, dont l’autruche, le calao terrestre, l’outarde kori et de nombreux rapaces.

Où dormir dans le Serengeti ?

Les types d’hébergement

  • Les lodges en dur : chambres classiques, piscine, restaurant. Ils sont souvent plus grands et adaptés aux familles. Au centre du parc, le Four Seasons Safari Lodge, avec son club enfants, ou le Serengeti Serena Safari Lodge, avec ses rondavels en pierre et chaume, en sont de bons exemples.
  • Les camps de toile permanents : grandes tentes sur plateforme, salle de bains privée, mobilier soigné. C’est l’hébergement le plus répandu et, pour beaucoup de nos voyageurs, le plus authentique. Autour de Seronera, Kubu Kubu (au bord de la rivière) ou Lemala Ewanjan (au fond d’une vallée isolée) illustrent cette formule.
  • Les camps mobiles : déplacés deux ou trois fois par an pour suivre la migration, ils permettent de dormir au plus près des troupeaux. Le confort est souvent excellent malgré leur caractère saisonnier.
  • Les lodges de réserves privées : dans l’ouest, des adresses comme Singita Sasakwa Lodge offrent une intimité totale, des activités variées et un nombre de véhicules très limité.

Dans l’est du parc, Namiri Plains occupe un secteur longtemps réservé à la recherche sur les guépards, avec très peu de véhicules et une forte concentration de félins.

Dans le parc ou en dehors ?

Dormir à l’intérieur du parc évite les longs trajets matin et soir et permet d’être sur place à l’aube. C’est ce que nous recommandons presque toujours. Les gammes vont du confort à l’ultra-luxe : retrouvez notre sélection sur la page lodges en Tanzanie.

Notre conseil : pour quatre nuits ou plus, combinez deux camps dans deux zones différentes. Vous verrez deux visages du parc, et vous réduirez les longues routes.

Le Serengeti dans votre itinéraire

Le Serengeti est la pièce maîtresse du « circuit nord » tanzanien. Un itinéraire classique de 8 à 10 jours passe par Tarangire (1 à 2 nuits), le lac Manyara ou Karatu, le cratère du Ngorongoro (1 à 2 nuits), puis le Serengeti (3 à 5 nuits). Beaucoup de voyageurs prolongent ensuite par quelques jours de plage : voir notre combiné safari et Zanzibar.

Pour choisir la meilleure période selon vos envies, consultez aussi quand partir en Tanzanie, et pour le budget, notre page prix d’un safari en Tanzanie. Vous voyagez avec des enfants ? Le centre du parc, où les félins sont visibles toute l’année, se prête bien à un safari en famille en Tanzanie.

Idées de voyage

Des itinéraires à personnaliser

Où dormir

Nos lodges coups de cœur

Questions fréquentes

Vos questions

Où se trouve le Serengeti ?

Le Serengeti se trouve dans le nord de la Tanzanie, entre le lac Victoria à l’ouest et les hauts plateaux du Ngorongoro au sud-est. Au nord, il se prolonge au Kenya par la réserve du Masai Mara. Il se rejoint en une heure de vol environ depuis Arusha, ou en une journée de route en passant par le Ngorongoro.

Combien de jours faut-il prévoir dans le Serengeti ?

Comptez au minimum trois nuits sur place, idéalement quatre à cinq. Le parc est immense : deux nuits ne permettent de voir qu’une seule zone, souvent après une longue route. Avec quatre nuits, vous pouvez combiner deux camps, par exemple le centre puis le nord en saison sèche, ou le sud puis le centre en début d’année.

Quand partir dans le parc national du Serengeti ?

Le parc se visite toute l’année, mais pas partout de la même façon. De décembre à mars, privilégiez le sud et Ndutu pour les naissances de gnous. De mai à juillet, le centre et l’ouest. De juillet à octobre, le nord pour les traversées de la rivière Mara. Seules les grandes pluies d’avril et mai rendent certaines pistes difficiles.

Serengeti ou Masai Mara : lequel choisir ?

C’est le même écosystème, coupé par la frontière. Le Serengeti est près de dix fois plus vaste et offre plus de diversité de paysages et de saisons ; le Masai Mara, plus petit, concentre la faune sur une surface réduite et convient bien aux séjours courts de juillet à octobre. Votre conseiller vous oriente selon vos dates et le reste de votre itinéraire.

Peut-on faire un safari à pied dans le Serengeti ?

Oui, accompagné d’un ranger armé, dans les secteurs où l’autorité des parcs l’autorise et auprès de camps qui le proposent. Les marches durent en général de une à quatre heures. Elles sont plus courantes dans les réserves privées de l’ouest, comme Grumeti, où les règles sont plus souples que dans le parc national.

Combien coûte l’entrée du parc du Serengeti ?

Le droit d’entrée pour un adulte non résident est fixé par l’autorité des parcs nationaux (TANAPA) à 178 850 shillings tanzaniens par 24 heures, soit environ 70 dollars, en saison haute (tarif en vigueur au 25 octobre 2026). Il est inclus dans le prix de votre safari, comme les frais de véhicule et de guide.

Votre conseiller dédié

Parlons de votre safari

Dites-nous vos dates, vos envies et votre budget : nous construisons l’itinéraire avec vous, jusqu’au moindre détail.

Créer mon voyage
AppelerCréer mon voyage