Tanzanie · Aire de conservation

Le cratère du Ngorongoro

Le cratère du Ngorongoro est une caldeira volcanique de 20 kilomètres de diamètre et 610 mètres de profondeur, au nord de la Tanzanie, où vivent plus de 25 000 grands animaux. C’est l’un des meilleurs endroits d’Afrique pour voir le rhinocéros noir et les Big Five en une seule journée. Le cratère se visite toute l’année, en une demi-journée ou une journée, depuis un lodge du rebord ou de Karatu.

Mis à jour le 25 octobre 2026 · Par l’équipe Mister Safari

Cratère du Ngorongoro

Visitable toute l’année, faune résidente ; plus de monde en juillet et août

  1. Janvier : Idéal
  2. Février : Idéal
  3. Mars : Bon
  4. Avril : Possible
  5. Mai : Bon
  6. Juin : Idéal
  7. Juillet : Idéal
  8. Août : Idéal
  9. Septembre : Idéal
  10. Octobre : Idéal
  11. Novembre : Bon
  12. Décembre : Idéal
  • Idéal
  • Bon
  • Possible

Le cratère du Ngorongoro en bref

Il y a environ 2,5 millions d’années, un volcan de la taille du Kilimandjaro s’est effondré sur lui-même. Il a laissé une caldeira presque parfaite : 20 kilomètres de diamètre, 260 km² de fond plat et des parois de 610 mètres de haut. Son nom viendrait du maa, la langue des Maasaï, et évoquerait un « grand bol ».

Le cratère se trouve au cœur de l’aire de conservation du Ngorongoro (NCA), un territoire de plus de 8 000 km² qui s’étend des hauts plateaux volcaniques jusqu’aux plaines du sud du Serengeti. Ce n’est pas un parc national : les Maasaï y vivent et y font paître leurs troupeaux, aux côtés de la faune sauvage. L’ensemble est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.

Repère Chiffre
Altitude du rebord 2 200 à 2 400 mètres environ
Altitude du fond environ 1 700 mètres
Diamètre environ 20 km
Surface du fond 260 km²
Grands animaux plus de 25 000 selon l’autorité du Ngorongoro
Distance d’Arusha environ 180 km, 3 h 30 à 4 h de route

Les animaux du cratère

Le cratère n’est pas une cage : les animaux peuvent en sortir par les pentes. Mais l’eau permanente et l’herbe abondante retiennent une très grande partie d’entre eux toute l’année. C’est ce qui rend le Ngorongoro si fiable : la faune est là quel que soit le mois.

Le rhinocéros noir

C’est la grande star du cratère. Une petite population de rhinocéros noirs, surveillée jour et nuit par les rangers, vit dans les plaines ouvertes. Le Ngorongoro est l’un des rares endroits d’Afrique de l’Est où on les voit avec régularité, souvent à quelques centaines de mètres. Prévoyez de bonnes jumelles ou un téléobjectif.

Les autres animaux

  • Lions : plusieurs troupes vivent au fond du cratère, parmi les plus faciles à observer de Tanzanie.
  • Éléphants : surtout de vieux mâles aux grandes défenses, souvent près de la forêt de Lerai et des marais.
  • Hyènes tachetées, chacals, servals et, avec de la chance, le léopard sur les pentes boisées.
  • Herbivores : gnous, zèbres, buffles, gazelles, élands, hippopotames dans la mare de Ngoitokitok.
  • Oiseaux : flamants nains et roses sur le lac Magadi (selon le niveau de l’eau), outardes kori, grues couronnées.

Deux absences étonnent souvent : il n’y a presque pas de girafes, qui ne peuvent pas descendre les pentes raides, ni d’impalas, qui préfèrent les zones boisées.

Visiter le cratère : les règles à connaître

L’autorité du Ngorongoro (NCAA) encadre strictement les visites pour limiter l’impact sur ce site fragile. Voici les règles principales, telles que publiées par la NCAA.

  • Véhicules : seuls les 4x4 de moins de 3,5 tonnes, enregistrés auprès d’un opérateur agréé, peuvent descendre dans le cratère.
  • Horaires : la circulation est autorisée de 6 h à 18 h. Les routes de descente ferment à 16 h et tous les véhicules doivent être remontés à 18 h.
  • Un seul passage : la redevance de descente est valable pour une seule entrée. Une fois remonté, on ne redescend pas le même jour sans payer à nouveau.
  • Durée : dans la pratique, la visite dure une demi-journée à une journée. Une limite de six heures au fond du cratère est souvent appliquée [à vérifier].
  • Rester dans le véhicule sauf aux aires de pique-nique désignées, comme celle de Ngoitokitok. Pas de hors-piste, vitesse limitée à 25 km/h dans le cratère, cinq véhicules au maximum autour d’une observation.

Les droits officiels

Tarifs en vigueur au 25 octobre 2026, publiés par la NCAA pour les visiteurs non résidents :

Droit Montant Unité
Permis d’entrée dans l’aire de conservation (16 ans et plus) 70,80 USD par personne et par 24 h
Permis d’entrée (enfants de 5 à 15 ans) 23,60 USD par personne et par 24 h
Enfants de moins de 5 ans gratuit
Redevance de descente dans le cratère (crater service fee) 295 USD par véhicule et par passage
Gorges d’Olduvai et « sables mouvants » 35,40 USD par adulte
Visite d’un boma culturel maasaï 20 USD par véhicule

Ces montants sont inclus dans nos devis. Ils peuvent évoluer : vérifiez-les avant le départ.

Notre conseil : descendez à l’ouverture, vers 6 h 30. Les premières heures offrent la lumière la plus douce, les prédateurs encore actifs et beaucoup moins de véhicules. En milieu de journée, la fréquentation augmente nettement, surtout en juillet et en août.

Le déroulé d’une journée dans le cratère

Trois routes relient le rebord au fond :

  • Seneto, à l’ouest, réservée à la descente ;
  • Lerai, au sud, réservée à la montée ;
  • Lemala, à l’est, utilisée dans les deux sens.

Une journée type : départ du lodge vers 6 h, descente par Seneto ou Lemala, exploration des plaines et du lac Magadi le matin, pique-nique à Ngoitokitok, passage par la forêt de Lerai, puis remontée en début d’après-midi. Beaucoup de voyageurs enchaînent ensuite avec la route du Serengeti, qui passe par l’ouest de l’aire de conservation.

Le rebord du cratère

Le rebord est une crête boisée, souvent noyée dans la brume au petit matin. À cette altitude, les nuits sont fraîches toute l’année et peuvent descendre sous les 10 °C entre juin et août : prévoyez une polaire et une veste.

Dormir sur le rebord a deux atouts : la vue plongeante sur le cratère au lever du soleil, et la possibilité d’être parmi les premiers à descendre. Le choix est plus restreint et souvent plus cher qu’à Karatu. Nos adresses sont sur la page lodges en Tanzanie.

Au-delà du cratère : Empakaai, Olmoti et Olduvai

L’aire de conservation ne se limite pas au cratère. Ceux qui disposent d’une journée de plus découvrent un Ngorongoro beaucoup plus sauvage.

Le cratère d’Empakaai

À environ deux heures et demie de piste au nord-est du Ngorongoro, Empakaai est un cratère plus petit, d’environ 8 kilomètres de diamètre, dont un lac de soude couvre près de la moitié du fond. Ses parois boisées de 300 mètres culminent à environ 3 200 mètres à l’ouest. Les flamants s’y regroupent sur les rives.

On y descend à pied, obligatoirement accompagné d’un ranger armé : comptez environ une heure de descente et deux heures et demie de remontée, selon votre forme. Par temps clair, le rebord offre une vue sur l’Ol Doinyo Lengai, le volcan sacré des Maasaï, et sur la vallée du Rift jusqu’au lac Natron.

Le cratère d’Olmoti

Plus proche du Ngorongoro, Olmoti se découvre par une courte marche avec un ranger jusqu’à une cascade et un point de vue sur la caldeira. C’est une belle promenade d’une demi-journée.

Les gorges d’Olduvai

Sur la route du Serengeti, les gorges d’Olduvai sont l’un des sites les plus importants pour comprendre les origines de l’humanité. C’est là que Mary et Louis Leakey ont découvert en 1959 le crâne de Paranthropus boisei, puis des restes d’Homo habilis. Le musée, au bord des gorges, présente ces découvertes en une heure environ. Plus au sud, à Laetoli, ont été retrouvées des empreintes de pas d’hominidés vieilles d’environ 3,6 millions d’années.

À quelques kilomètres, les « sables mouvants » (shifting sands) sont une dune de cendre volcanique noire qui avance de plusieurs mètres chaque année sous l’effet du vent.

Les plaines de Ndutu

Au sud-ouest, l’aire de conservation englobe les plaines de Ndutu, où naissent les petits gnous de janvier à mars, à la frontière du Serengeti.

Notre conseil : une nuit de plus sur les hauts plateaux, avec la marche d’Empakaai, transforme un simple passage au cratère en une vraie découverte du Ngorongoro. C’est l’option que nous proposons aux voyageurs qui reviennent en Tanzanie.

Quand visiter le Ngorongoro ?

Le cratère se visite toute l’année, car sa faune est résidente. La saison sèche, de juin à octobre, offre une herbe rase et une visibilité maximale, mais aussi le plus de véhicules. De décembre à mars, le cratère est vert, les naissances ont lieu à Ndutu tout proche et la fréquentation est plus raisonnable. En avril et mai, la piste de descente peut être glissante, mais le cratère reste praticable. Retrouvez le détail dans notre page quand partir en Tanzanie.

Le Ngorongoro dans votre itinéraire

Le cratère se situe sur la route entre Arusha et le Serengeti. Il s’intègre donc naturellement dans un circuit du nord : Tarangire ou le lac Manyara, puis le Ngorongoro, puis le Serengeti. Comptez une à deux nuits sur le rebord ou à Karatu.

Le cratère se prête particulièrement bien aux familles : la faune est dense, les distances courtes, et l’on voit beaucoup en peu de temps. Voir aussi notre safari en famille en Tanzanie et l’ensemble de nos idées de voyage sur la page safari en Tanzanie.

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Questions fréquentes

Vos questions

Combien coûte la visite du cratère du Ngorongoro ?

Les droits officiels de l’autorité du Ngorongoro (NCAA) comprennent un permis d’entrée de 70,80 dollars par adulte non résident et par 24 heures, et une redevance de descente dans le cratère de 295 dollars par véhicule et par passage, à partager entre les occupants (tarifs en vigueur au 25 octobre 2026). Ces frais sont inclus dans le prix de votre safari.

Combien de temps dure la visite du cratère ?

Comptez une demi-journée à une journée complète au fond du cratère. Le permis de descente n’est valable que pour un seul passage, et les routes de descente ferment à 16 h. Nous conseillons de descendre tôt le matin, vers 6 h 30, pour profiter de la lumière et de la faune avant l’arrivée des autres véhicules.

Pourquoi le Ngorongoro est-il appelé une merveille du monde ?

Le cratère est souvent présenté comme l’une des sept merveilles naturelles de l’Afrique. C’est la plus grande caldeira intacte et non inondée du monde, et elle abrite une concentration de faune unique dans un cadre fermé. L’aire de conservation est par ailleurs inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco.

Peut-on voir des rhinocéros dans le cratère du Ngorongoro ?

Oui. Le cratère abrite une petite population de rhinocéros noirs, protégée en permanence, et c’est l’un des rares endroits de Tanzanie où on les observe régulièrement. Ils se tiennent souvent dans les plaines ouvertes du centre et de l’est, parfois à distance : des jumelles sont précieuses.

Où dormir pour visiter le Ngorongoro ?

Deux options : un lodge sur le rebord du cratère, à plus de 2 200 mètres, pour être le premier à descendre et profiter des vues, ou un lodge à Karatu, à 30 à 45 minutes de la porte de Lodoare, plus abordable et entouré de fermes de café. Votre conseiller choisit selon votre itinéraire et votre budget.

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