Le cratère du Ngorongoro en bref
Il y a environ 2,5 millions d’années, un volcan de la taille du Kilimandjaro s’est effondré sur lui-même. Il a laissé une caldeira presque parfaite : 20 kilomètres de diamètre, 260 km² de fond plat et des parois de 610 mètres de haut. Son nom viendrait du maa, la langue des Maasaï, et évoquerait un « grand bol ».
Le cratère se trouve au cœur de l’aire de conservation du Ngorongoro (NCA), un territoire de plus de 8 000 km² qui s’étend des hauts plateaux volcaniques jusqu’aux plaines du sud du Serengeti. Ce n’est pas un parc national : les Maasaï y vivent et y font paître leurs troupeaux, aux côtés de la faune sauvage. L’ensemble est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.
| Repère | Chiffre |
|---|---|
| Altitude du rebord | 2 200 à 2 400 mètres environ |
| Altitude du fond | environ 1 700 mètres |
| Diamètre | environ 20 km |
| Surface du fond | 260 km² |
| Grands animaux | plus de 25 000 selon l’autorité du Ngorongoro |
| Distance d’Arusha | environ 180 km, 3 h 30 à 4 h de route |
Les animaux du cratère
Le cratère n’est pas une cage : les animaux peuvent en sortir par les pentes. Mais l’eau permanente et l’herbe abondante retiennent une très grande partie d’entre eux toute l’année. C’est ce qui rend le Ngorongoro si fiable : la faune est là quel que soit le mois.
Le rhinocéros noir
C’est la grande star du cratère. Une petite population de rhinocéros noirs, surveillée jour et nuit par les rangers, vit dans les plaines ouvertes. Le Ngorongoro est l’un des rares endroits d’Afrique de l’Est où on les voit avec régularité, souvent à quelques centaines de mètres. Prévoyez de bonnes jumelles ou un téléobjectif.
Les autres animaux
- Lions : plusieurs troupes vivent au fond du cratère, parmi les plus faciles à observer de Tanzanie.
- Éléphants : surtout de vieux mâles aux grandes défenses, souvent près de la forêt de Lerai et des marais.
- Hyènes tachetées, chacals, servals et, avec de la chance, le léopard sur les pentes boisées.
- Herbivores : gnous, zèbres, buffles, gazelles, élands, hippopotames dans la mare de Ngoitokitok.
- Oiseaux : flamants nains et roses sur le lac Magadi (selon le niveau de l’eau), outardes kori, grues couronnées.
Deux absences étonnent souvent : il n’y a presque pas de girafes, qui ne peuvent pas descendre les pentes raides, ni d’impalas, qui préfèrent les zones boisées.
Visiter le cratère : les règles à connaître
L’autorité du Ngorongoro (NCAA) encadre strictement les visites pour limiter l’impact sur ce site fragile. Voici les règles principales, telles que publiées par la NCAA.
- Véhicules : seuls les 4x4 de moins de 3,5 tonnes, enregistrés auprès d’un opérateur agréé, peuvent descendre dans le cratère.
- Horaires : la circulation est autorisée de 6 h à 18 h. Les routes de descente ferment à 16 h et tous les véhicules doivent être remontés à 18 h.
- Un seul passage : la redevance de descente est valable pour une seule entrée. Une fois remonté, on ne redescend pas le même jour sans payer à nouveau.
- Durée : dans la pratique, la visite dure une demi-journée à une journée. Une limite de six heures au fond du cratère est souvent appliquée [à vérifier].
- Rester dans le véhicule sauf aux aires de pique-nique désignées, comme celle de Ngoitokitok. Pas de hors-piste, vitesse limitée à 25 km/h dans le cratère, cinq véhicules au maximum autour d’une observation.
Les droits officiels
Tarifs en vigueur au 25 octobre 2026, publiés par la NCAA pour les visiteurs non résidents :
| Droit | Montant | Unité |
|---|---|---|
| Permis d’entrée dans l’aire de conservation (16 ans et plus) | 70,80 USD | par personne et par 24 h |
| Permis d’entrée (enfants de 5 à 15 ans) | 23,60 USD | par personne et par 24 h |
| Enfants de moins de 5 ans | gratuit | |
| Redevance de descente dans le cratère (crater service fee) | 295 USD | par véhicule et par passage |
| Gorges d’Olduvai et « sables mouvants » | 35,40 USD | par adulte |
| Visite d’un boma culturel maasaï | 20 USD | par véhicule |
Ces montants sont inclus dans nos devis. Ils peuvent évoluer : vérifiez-les avant le départ.
Notre conseil : descendez à l’ouverture, vers 6 h 30. Les premières heures offrent la lumière la plus douce, les prédateurs encore actifs et beaucoup moins de véhicules. En milieu de journée, la fréquentation augmente nettement, surtout en juillet et en août.
Le déroulé d’une journée dans le cratère
Trois routes relient le rebord au fond :
- Seneto, à l’ouest, réservée à la descente ;
- Lerai, au sud, réservée à la montée ;
- Lemala, à l’est, utilisée dans les deux sens.
Une journée type : départ du lodge vers 6 h, descente par Seneto ou Lemala, exploration des plaines et du lac Magadi le matin, pique-nique à Ngoitokitok, passage par la forêt de Lerai, puis remontée en début d’après-midi. Beaucoup de voyageurs enchaînent ensuite avec la route du Serengeti, qui passe par l’ouest de l’aire de conservation.
Le rebord du cratère
Le rebord est une crête boisée, souvent noyée dans la brume au petit matin. À cette altitude, les nuits sont fraîches toute l’année et peuvent descendre sous les 10 °C entre juin et août : prévoyez une polaire et une veste.
Dormir sur le rebord a deux atouts : la vue plongeante sur le cratère au lever du soleil, et la possibilité d’être parmi les premiers à descendre. Le choix est plus restreint et souvent plus cher qu’à Karatu. Nos adresses sont sur la page lodges en Tanzanie.
Au-delà du cratère : Empakaai, Olmoti et Olduvai
L’aire de conservation ne se limite pas au cratère. Ceux qui disposent d’une journée de plus découvrent un Ngorongoro beaucoup plus sauvage.
Le cratère d’Empakaai
À environ deux heures et demie de piste au nord-est du Ngorongoro, Empakaai est un cratère plus petit, d’environ 8 kilomètres de diamètre, dont un lac de soude couvre près de la moitié du fond. Ses parois boisées de 300 mètres culminent à environ 3 200 mètres à l’ouest. Les flamants s’y regroupent sur les rives.
On y descend à pied, obligatoirement accompagné d’un ranger armé : comptez environ une heure de descente et deux heures et demie de remontée, selon votre forme. Par temps clair, le rebord offre une vue sur l’Ol Doinyo Lengai, le volcan sacré des Maasaï, et sur la vallée du Rift jusqu’au lac Natron.
Le cratère d’Olmoti
Plus proche du Ngorongoro, Olmoti se découvre par une courte marche avec un ranger jusqu’à une cascade et un point de vue sur la caldeira. C’est une belle promenade d’une demi-journée.
Les gorges d’Olduvai
Sur la route du Serengeti, les gorges d’Olduvai sont l’un des sites les plus importants pour comprendre les origines de l’humanité. C’est là que Mary et Louis Leakey ont découvert en 1959 le crâne de Paranthropus boisei, puis des restes d’Homo habilis. Le musée, au bord des gorges, présente ces découvertes en une heure environ. Plus au sud, à Laetoli, ont été retrouvées des empreintes de pas d’hominidés vieilles d’environ 3,6 millions d’années.
À quelques kilomètres, les « sables mouvants » (shifting sands) sont une dune de cendre volcanique noire qui avance de plusieurs mètres chaque année sous l’effet du vent.
Les plaines de Ndutu
Au sud-ouest, l’aire de conservation englobe les plaines de Ndutu, où naissent les petits gnous de janvier à mars, à la frontière du Serengeti.
Notre conseil : une nuit de plus sur les hauts plateaux, avec la marche d’Empakaai, transforme un simple passage au cratère en une vraie découverte du Ngorongoro. C’est l’option que nous proposons aux voyageurs qui reviennent en Tanzanie.
Quand visiter le Ngorongoro ?
Le cratère se visite toute l’année, car sa faune est résidente. La saison sèche, de juin à octobre, offre une herbe rase et une visibilité maximale, mais aussi le plus de véhicules. De décembre à mars, le cratère est vert, les naissances ont lieu à Ndutu tout proche et la fréquentation est plus raisonnable. En avril et mai, la piste de descente peut être glissante, mais le cratère reste praticable. Retrouvez le détail dans notre page quand partir en Tanzanie.
Le Ngorongoro dans votre itinéraire
Le cratère se situe sur la route entre Arusha et le Serengeti. Il s’intègre donc naturellement dans un circuit du nord : Tarangire ou le lac Manyara, puis le Ngorongoro, puis le Serengeti. Comptez une à deux nuits sur le rebord ou à Karatu.
Le cratère se prête particulièrement bien aux familles : la faune est dense, les distances courtes, et l’on voit beaucoup en peu de temps. Voir aussi notre safari en famille en Tanzanie et l’ensemble de nos idées de voyage sur la page safari en Tanzanie.





