Arusha, porte d’entrée des safaris du nord
Arusha est la capitale du safari en Tanzanie. Ville de plus d’un demi-million d’habitants, à près de 1 400 mètres d’altitude, elle s’étale au pied du mont Meru, sur des terres fertiles plantées de caféiers et de bananiers. Le climat y est doux : 20 à 28 °C en journée, des nuits fraîches de juin à août.
| En bref | |
|---|---|
| Altitude | environ 1 400 m |
| Aéroport international | Kilimandjaro (JRO), à 1 h de route à l’est |
| Aéroport régional | Arusha (ARK), pour les vols de brousse vers les parcs et Zanzibar |
| Vers Tarangire | environ 2 h de route |
| Vers le Ngorongoro | environ 3 h de route |
| Parc national d’Arusha | 40 min à 1 h depuis le centre |
Tous les grands itinéraires du nord commencent ici. On atterrit au Kilimandjaro le soir, on dort une nuit à Arusha ou dans les collines alentour, et l’on part le lendemain vers le Tarangire, le lac Manyara, le Ngorongoro et le Serengeti. Les petits avions de brousse décollent aussi de l’aéroport d’Arusha vers les pistes du Serengeti et vers Zanzibar.
Où dormir à Arusha ?
Nous évitons le centre-ville, bruyant et sans charme. Nos voyageurs dorment dans des lodges entourés de jardins ou de plantations de café, sur les pentes du Meru ou en direction de l’aéroport, à 20 ou 40 minutes du centre. Pour une arrivée tardive, votre conseiller choisit une adresse proche de l’aéroport du Kilimandjaro, pour vous éviter une heure de route de nuit.
Que faire à Arusha ?
La ville n’est pas une destination en soi, mais une demi-journée suffit à en saisir l’atmosphère :
- le marché central, ses fruits, ses épices et son quartier des tissus ;
- une plantation de café sur les pentes du Meru, de la cerise à la tasse ;
- le lac Duluti, petit lac de cratère bordé de forêt, à 15 km à l’est, où l’on peut faire le tour à pied ;
- les ateliers de tanzanite, une pierre précieuse extraite uniquement près d’Arusha, à visiter sans obligation d’achat.
La sécurité y est celle d’une grande ville d’Afrique de l’Est : on évite de marcher seul la nuit. Les conseils détaillés sont sur notre page infos pratiques pour la Tanzanie.
Le parc national d’Arusha
C’est le parc le plus proche de la ville, et l’un des plus méconnus du nord. Petit, environ 550 km², il s’étend du cratère de Ngurdoto jusqu’au sommet du mont Meru, en passant par les lacs de Momella. Sa variété est étonnante : forêt de montagne, marécages, prairies d’altitude et lacs alcalins en quelques kilomètres.
Ce qu’on y voit
- Les colobes noir et blanc, faciles à observer dans la forêt, avec leur longue queue blanche ; des singes bleus aussi.
- Les girafes, très nombreuses, souvent sur fond de Meru ou de Kilimandjaro par temps clair.
- Les buffles, les zèbres, les phacochères et les cobes à croissant dans les clairières et autour des lacs.
- Les flamants sur les lacs de Momella, en nombre variable selon le niveau de l’eau.
- Les hippopotames dans les mares et, plus discrets, les léopards et les hyènes.
Il n’y a pas de lions dans le parc, ni de rhinocéros : ce n’est pas un parc pour voir les Big Five, mais pour marcher et prendre le temps.
Le safari à pied et le canoë sur les lacs de Momella
Ce sont les deux grandes raisons de venir. Sans grands prédateurs, le parc autorise les safaris à pied accompagnés d’un ranger armé, de quelques heures dans la forêt ou au milieu des girafes, jusqu’aux cascades de Tululusia. Sur le petit lac de Momella, une sortie en canoë permet d’approcher les oiseaux d’eau, les buffles et parfois les girafes venues boire, en silence. Ces activités sont soumises à une redevance du parc et au niveau de l’eau [conditions à vérifier au moment du voyage].
Le cratère de Ngurdoto
Au sud-est du parc, ce cratère boisé de 3 km de diamètre se découvre depuis des points de vue sur son rebord. On n’y descend pas : le fond est une réserve intégrale. C’est souvent là qu’on voit les buffles et, avec de la chance, des éléphants.
Combien de temps pour le parc d’Arusha ?
Une journée, ou même une demi-journée, suffit. Elle se place idéalement :
- le jour de l’arrivée, si votre vol atterrit le matin ;
- le dernier jour, avant un vol du soir au départ du Kilimandjaro ;
- entre l’ascension du Meru et celle du Kilimandjaro, pour une journée plus légère.
Les droits d’entrée du parc sont fixés par l’autorité des parcs nationaux tanzaniens (TANAPA), dans la catégorie de Tarangire et du lac Manyara [montant 2026-2027 à vérifier]. Tous les postes de dépense sont détaillés sur notre page prix d’un safari en Tanzanie.
Notre conseil : pour une famille avec de jeunes enfants, une matinée au parc d’Arusha le lendemain de l’arrivée est un excellent premier contact. Les trajets sont courts, les girafes et les singes sont au rendez-vous, et l’on repart l’après-midi vers le Tarangire sans fatigue.
L’ascension du mont Meru
Le mont Meru est un volcan endormi de 4 566 mètres, le deuxième sommet de Tanzanie. Son cratère s’est effondré vers l’est il y a des milliers d’années, laissant un immense amphithéâtre en fer à cheval, avec un cône de cendre au centre. Depuis le sommet, le Kilimandjaro se dresse en face, à 70 km, souvent au-dessus d’une mer de nuages au lever du soleil.
L’itinéraire
L’ascension part de la porte de Momella, dans le parc national d’Arusha, vers 1 500 mètres. Elle suit la seule voie autorisée, avec deux refuges :
| Jour | Étape | Altitude |
|---|---|---|
| 1 | Porte de Momella → refuge de Miriakamba | environ 2 500 m |
| 2 | Miriakamba → refuge de Saddle, puis aller-retour au Little Meru | environ 3 550 m (3 820 m au Little Meru) |
| 3 | Départ vers 1 h du matin → sommet (Socialist Peak), puis descente à Miriakamba | 4 566 m |
| 4 | Miriakamba → porte de Momella | environ 1 500 m |
Un ranger armé accompagne obligatoirement chaque groupe : buffles et éléphants fréquentent la forêt basse. Le premier jour, la montée en forêt offre souvent l’occasion de voir des girafes, des colobes et des buffles, ce qui fait du Meru une randonnée doublée d’un safari.
Quelle difficulté ?
L’itinéraire est plus court que celui du Kilimandjaro, mais il ne faut pas le sous-estimer. La nuit du sommet dure 5 à 6 heures de montée, sur une arête étroite et parfois exposée, avec un passage sur le rebord du cratère. Aucune technique d’alpinisme n’est nécessaire, mais il faut un bon entraînement à la marche et une bonne tolérance au vide. Les refuges sont simples, en dortoirs. Les droits du parc pour l’ascension sont publiés par la TANAPA [montant à vérifier].
Le Meru, meilleure acclimatation avant le Kilimandjaro
C’est le principal intérêt du Meru pour beaucoup de nos voyageurs. Après quatre jours entre 2 500 et 4 566 mètres, l’organisme a commencé à s’adapter à l’altitude. On enchaîne alors, après un jour de repos, avec l’ascension du Kilimandjaro par une voie plus courte, avec de meilleures chances d’atteindre l’Uhuru Peak. Voir aussi notre comparatif des voies d’ascension du Kilimandjaro.
Notre conseil : gardez au moins un jour complet de repos entre le Meru et le Kilimandjaro, dans un lodge au calme. Vous récupérez mieux, et vous pouvez sécher et trier votre équipement.
Quand partir à Arusha et au mont Meru ?
Le parc d’Arusha se visite toute l’année. Pour l’ascension du Meru, les meilleures fenêtres sont celles du Kilimandjaro : janvier et février, puis de fin juin à octobre. D’avril à mai, les grandes pluies rendent la forêt boueuse et le sommet souvent caché. En juillet et en août, les nuits sont froides au refuge de Saddle et au sommet, autour de 0 °C, voire en dessous. Le calendrier des autres parcs est sur notre page quand partir en Tanzanie.
Arusha dans votre voyage sur-mesure
Arusha se glisse dans presque tous les itinéraires du nord :
- Le safari classique : une nuit à Arusha à l’arrivée, puis Tarangire, Ngorongoro et Serengeti, comme dans nos circuits en Tanzanie.
- Le défi des deux sommets : le Meru en quatre jours, un jour de repos, le Kilimandjaro, puis trois ou quatre jours de safari pour récupérer. Voir notre page sur le Kilimandjaro.
- Le nord en douceur : le parc d’Arusha à pied, puis le lac Natron et ses flamants, avant le Serengeti.
Pour l’ensemble du pays, rendez-vous sur notre page safari en Tanzanie.