Visa pour le Kenya : l’autorisation électronique eTA
Les informations de cette page ont été vérifiées le 25 octobre 2026 sur les sites officiels cités en sources. Les règles d’entrée et les recommandations sanitaires peuvent changer : vérifiez-les avant le départ ; votre conseiller vous transmet aussi les mises à jour utiles.
Depuis 2024, le Kenya a remplacé le visa touristique par une autorisation électronique de voyage (eTA). Elle concerne tous les voyageurs français, y compris les enfants et les bébés, et doit être présentée avant l’embarquement puis à l’arrivée.
Comment faire la demande ?
- Où : uniquement sur le site officiel du gouvernement kényan, etakenya.go.ke, ou sur l’application officielle « Kenya Travel Authorisation ». D’autres sites, d’apparence officielle, facturent la même démarche beaucoup plus cher.
- Quand : le traitement prend en général 3 jours ouvrés. Le gouvernement kényan recommande de déposer la demande au moins deux semaines avant le départ.
- Pour qui : une demande par voyageur. Pour une famille ou un groupe, l’option « Apply as a Group » regroupe les dossiers.
Les documents à préparer
- passeport valable au moins six mois après la date d’arrivée, avec au moins une page vierge ;
- photo d’identité ou selfie ;
- adresse e-mail et numéro de téléphone ;
- itinéraire avec les dates d’arrivée et de départ ;
- confirmation des hébergements (votre conseiller vous fournit le document) ;
- carte bancaire pour le paiement.
Le prix de l’eTA
| Type d’eTA | Prix (tarif en vigueur au 25 octobre 2026) |
|---|---|
| Standard, une entrée | 30 USD |
| Transit | 20 USD |
| Traitement accéléré | 100 USD en supplément |
Le séjour touristique est limité à trois mois. L’eTA ne garantit pas l’entrée : la décision finale revient à l’agent de l’immigration à l’arrivée.
Notre conseil : faites la demande dès que vos vols et vos hébergements sont confirmés, environ un mois avant le départ. Imprimez le document reçu par e-mail et gardez-en une copie sur votre téléphone. Si vous combinez Kenya et Tanzanie, chaque pays a sa propre formalité.
Vaccins et paludisme
Les vaccins
Selon l’Institut Pasteur et le ministère des Affaires étrangères :
- Fièvre jaune : la vaccination est recommandée pour tous les voyageurs, sauf si l’itinéraire se limite à Nairobi, Mombasa et à certains comtés de la côte. Les itinéraires de safari (Masai Mara, Laikipia, Samburu…) sont donc concernés. Une injection, au moins 10 jours avant le départ, dans un centre agréé. Le certificat est exigé si vous arrivez d’un pays où la transmission est avérée. Dans un combiné, c’est surtout la Tanzanie qui l’exige à l’arrivée du Kenya : votre conseiller vérifie l’ordre des pays avec vous.
- Vaccins du calendrier français à jour : diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, rougeole.
- Selon le voyage : hépatite A et typhoïde, et rage pour les séjours prolongés en milieu rural.
Le paludisme
Le paludisme est présent toute l’année dans tout le pays en dessous de 2 500 mètres. Le risque est faible à Nairobi et sur les hauts plateaux, plus élevé autour du lac Victoria et sur la côte. Les recommandations officielles sont une protection contre les piqûres (répulsif, vêtements longs le soir, moustiquaire) et un traitement préventif pour les zones exposées, prescrit par votre médecin. En cas de fièvre pendant le voyage ou dans les trois mois qui suivent, consultez en signalant votre séjour.
Prenez rendez-vous dans un centre de vaccinations internationales 4 à 6 semaines avant le départ.
La situation sanitaire du moment
En octobre 2026, les autorités kényanes ont confirmé plusieurs cas de maladie à virus Ebola, tous liés à un premier cas importé, sans transmission communautaire généralisée signalée à la date de mise à jour du ministère des Affaires étrangères (21 octobre 2026). Consultez la rubrique « Dernières minutes » de France Diplomatie avant le départ ; votre conseiller vous tient informé de toute évolution.
Santé sur place et assurance
- Assurance : le ministère des Affaires étrangères juge impératif d’avoir une assurance couvrant les frais médicaux, l’hospitalisation et le rapatriement. Dans les zones de safari, une évacuation sanitaire se fait en avion.
- Médicaments : dans leur emballage d’origine, avec une ordonnance en dénomination commune internationale.
- Eau : buvez de l’eau en bouteille ou filtrée ; les camps fournissent des gourdes réutilisables.
- Soleil et altitude : à l’équateur, le soleil est fort même quand l’air est frais. Chapeau, lunettes et crème solaire sont indispensables.
Sécurité : le Kenya est-il dangereux ?
Selon les conseils aux voyageurs mis à jour le 25 septembre 2026 :
| Niveau | Zones concernées |
|---|---|
| Formellement déconseillé | Frontière avec la Somalie jusqu’à 100 km (Mandera, Garissa, Dadaab…), partie continentale du comté de Lamu, frontières avec l’Éthiopie et le Soudan du Sud |
| Déconseillé sauf raison impérative | Régions excentrées des comtés de West Pokot, Turkana, Marsabit et Isiolo ; ouest des comtés de Mandera, Wajir et Garissa ; côte au nord de Malindi ; certains quartiers de Nairobi |
| Vigilance renforcée | Reste du pays, dont le Masai Mara, Amboseli, Tsavo, Laikipia, Samburu, Diani, Watamu, et les îles de Lamu et de Manda (accès par avion uniquement) |
Le ministère signale aussi des opérations de police et des couvre-feux dans certaines zones des comtés de Laikipia et de Samburu, entre autres. Nos itinéraires dans ces régions se limitent aux conservancies et réserves établies, avec des transferts organisés, souvent en avion, et sont vérifiés avant chaque départ.
Les précautions à retenir :
- à Nairobi, à Mombasa et sur la côte, évitez les déplacements à pied à la nuit tombée, les bijoux et les objets de valeur visibles ;
- ne conduisez pas de nuit hors des villes : la route est le premier risque au Kenya ;
- dans les parcs, respectez les consignes des guides et des rangers ; les déplacements à pied ne se font que dans les zones autorisées ;
- sur la côte, adoptez une tenue couvrante hors des plages, la population étant majoritairement musulmane.
Inscrivez-vous sur Fil d’Ariane, le service du ministère des Affaires étrangères, pour recevoir les alertes pendant votre séjour.
Ce qui est interdit au Kenya
- Sacs plastique : les sacs de transport en plastique sont interdits depuis août 2017, et les plastiques à usage unique (bouteilles, gobelets, couverts, pailles) dans les parcs, plages et aires protégées depuis juin 2020. Les sanctions peuvent être lourdes. Retirez les sacs de duty free de vos bagages avant l’arrivée.
- Drones : leur usage est strictement réglementé et interdit dans les parcs nationaux. Un drone peut être retenu à l’aéroport sans autorisation.
- Ivoire : détention et commerce strictement interdits, y compris en transit.
- Photographie : interdite pour les bâtiments officiels et dans le centre-ville de Nairobi. Demandez toujours l’accord avant de photographier une personne.
- Tabac : interdit dans les lieux publics, et dans la rue à Nairobi, Mombasa et Nakuru hors espaces dédiés.
- Législation : l’homosexualité est pénalisée par le Code pénal kényan ; la possession de stupéfiants est très sévèrement punie.
Argent et moyens de paiement
- Monnaie : le shilling kényan (KES).
- Dollars : les dollars américains sont mieux acceptés que les euros pour les paiements en espèces. Emportez des billets récents et en bon état.
- Cartes bancaires : acceptées dans les lodges, hôtels et grandes villes. Sur la côte, certains établissements appliquent une majoration d’environ 4 %. Distributeurs à Nairobi et à Mombasa, rares ailleurs.
- M-Pesa : le paiement par téléphone est omniprésent ; il nécessite une carte SIM locale Safaricom.
Dans un voyage sur-mesure, l’essentiel est réglé d’avance : sur place, prévoyez surtout les pourboires et les achats personnels.
Décalage horaire, électricité, langue
- Heure : UTC+3 toute l’année. Une heure de plus qu’en France l’été, deux heures de plus l’hiver.
- Électricité : 240 volts, prises de type G (trois broches plates, comme au Royaume-Uni). Emportez un adaptateur. Dans les camps de brousse, l’électricité vient souvent de panneaux solaires : les sèche-cheveux sont rarement utilisables.
- Langues : l’anglais et le swahili sont les langues officielles. Quelques mots de swahili font toujours plaisir : jambo (bonjour), asante (merci), karibu (bienvenue).
Pourboires
Le pourboire fait partie des usages du safari au Kenya. On remet en général une enveloppe à son guide privé à la fin du circuit, et l’on dépose une contribution dans la boîte commune de chaque camp, partagée entre l’ensemble du personnel. Votre conseiller vous transmet des repères avant le départ [à compléter].
Vols et arrivée
- Vols internationaux : des vols directs relient Paris à Nairobi en environ 8 h 30 [à vérifier selon les saisons]. L’arrivée se fait à l’aéroport international Jomo-Kenyatta.
- Vols intérieurs : les petits avions de brousse décollent de l’aéroport Wilson, de l’autre côté de Nairobi. Comptez 30 minutes à une heure de transfert selon la circulation.
- Pour la côte : vols intérieurs vers Ukunda (Diani), Malindi ou Lamu, et train express Nairobi–Mombasa.
Bagages en avion de brousse
C’est la contrainte la plus importante de votre valise :
- 15 kg par personne, bagage à main compris, chez la plupart des compagnies de brousse (20 kg sur certaines lignes vers la côte) [à vérifier selon la compagnie] ;
- sac souple obligatoire, sans armature ni roulettes, pour pouvoir le glisser dans la soute ;
- l’excédent peut parfois être acheté à l’avance, ou un siège supplémentaire réservé pour le matériel photo.
Les camps proposent presque tous une blanchisserie quotidienne, ce qui permet de voyager léger. Si vous terminez par la plage, laissez une valise en consigne à Nairobi. Notre liste complète est sur la page que mettre dans sa valise pour un safari.
Notre conseil : pesez votre sac avant de partir, appareil photo et jumelles compris. Un sac de 60 à 80 litres en toile, des couleurs neutres (beige, kaki, vert), une polaire pour les matins frais : c’est tout ce qu’il faut.
Pour aller plus loin
- Choisir la période : quand partir au Kenya.
- Préparer le budget : prix d’un safari au Kenya.
- Découvrir le pays : safari au Kenya et le Masai Mara.
- Comparer avec la voisine : Kenya ou Tanzanie.