Où se trouve le Kilimandjaro ?
Le Kilimandjaro se trouve en Tanzanie, dans la région administrative du Kilimandjaro, au nord-est du pays. Il s’élève à environ 340 kilomètres au sud de l’équateur et à quelques dizaines de kilomètres de la frontière avec le Kenya. La ville la plus proche est Moshi, au pied du versant sud ; Arusha, porte d’entrée des safaris du nord, est à moins de deux heures de route à l’ouest.
On y accède par l’aéroport international du Kilimandjaro (code JRO), situé entre Moshi et Arusha, à environ 45 minutes de route de l’une comme de l’autre. Depuis Paris, on l’atteint avec une escale, par exemple à Doha, Addis-Abeba, Nairobi ou Amsterdam selon les compagnies.
La montagne n’est pas au Kenya, même si sa silhouette est souvent associée aux paysages kényans. Au début de la colonisation, la frontière entre l’Afrique orientale allemande et la colonie britannique a été tracée de façon à laisser le massif du côté allemand, l’actuelle Tanzanie. C’est depuis le Kenya, en revanche, qu’on en a la vue la plus photographiée (voir plus bas).
| En bref | |
|---|---|
| Pays | Tanzanie (région du Kilimandjaro) |
| Point culminant | Uhuru Peak, 5 895 m, sur le Kibo |
| Autres sommets | Mawenzi 5 149 m, plateau de Shira 3 962 m |
| Parc national | Créé en 1973, ouvert au tourisme en 1977, 1 712 km² |
| Classement | Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1987 |
| Ville d’accès | Moshi (versant sud), aéroport JRO |
| Ascension | 6 à 9 jours à pied, avec guide obligatoire |
Quelle est l’altitude du Kilimandjaro ?
Le Kilimandjaro culmine à 5 895 mètres, au sommet d’Uhuru Peak. C’est le chiffre retenu par l’autorité des parcs nationaux de Tanzanie. C’est le toit de l’Afrique et l’un des « Seven Summits », les plus hauts sommets de chaque continent. C’est aussi la plus haute montagne isolée du monde : elle s’élève d’environ 4 900 mètres au-dessus des plaines qui l’entourent, sans chaîne montagneuse autour.
Pour mesurer l’écart, le massif part de plaines situées entre 800 et 1 000 mètres. Les portes du parc, d’où partent les randonneurs, sont vers 1 800 mètres ; la porte de Marangu est à 1 860 mètres. L’ascension fait donc gravir environ 4 000 mètres de dénivelé en quelques jours, ce qui explique pourquoi l’acclimatation compte plus que la condition physique.
Quelques repères d’altitude sur la montagne :
- Stella Point, 5 756 m : le point où l’on atteint le rebord du cratère par les voies du sud ;
- Gilman’s Point, 5 685 m : l’arrivée sur le cratère par la voie Marangu ;
- Barafu Camp, autour de 4 650 m : le camp de base du sud, d’où l’on part vers minuit pour le sommet ;
- Kibo Hut, autour de 4 700 m : le dernier refuge de la voie Marangu.
Un massif, trois volcans
Le Kilimandjaro est un stratovolcan formé de trois cônes alignés d’ouest en est.
Le Shira, à l’ouest
C’est le plus ancien. Son cratère s’est effondré et érodé pour former un vaste plateau d’altitude, autour de 3 800 mètres, que traversent les voies Lemosho et Machame. Ses landes ouvertes, battues par le vent, offrent les premières vues dégagées sur le Kibo.
Le Mawenzi, à l’est
Le Mawenzi (5 149 m) est un ancien volcan très érodé, hérissé d’aiguilles et de pitons. Son ascension est technique et réservée aux alpinistes avec autorisation spéciale. Les randonneurs le longent sur la voie Rongai et le contemplent depuis la « selle », le désert d’altitude qui le relie au Kibo.
Le Kibo, au centre
C’est le plus jeune et le plus haut. Il porte Uhuru Peak sur le rebord de son cratère sommital, large d’environ 2,5 kilomètres. À l’intérieur se trouve un second cône, le Reusch Crater, et une fosse de cendres, l’Ash Pit. Le Kibo est considéré comme endormi : des fumerolles y sont encore actives, mais aucune éruption n’est connue à l’époque historique.
Les glaciers du sommet
Malgré la latitude, le sommet porte encore des glaciers et des falaises de glace, comme le glacier de Furtwängler près d’Uhuru Peak ou les champs de glace du flanc sud. Ils reculent nettement depuis le début du XXe siècle et les scientifiques prévoient leur disparition dans les prochaines décennies. Les célèbres « neiges du Kilimandjaro » ne sont donc pas éternelles.
Cinq étages de végétation, des tropiques à l’Arctique
Gravir le Kilimandjaro, c’est traverser en quelques jours cinq zones climatiques, comme un voyage de l’équateur aux pôles. Le parc les décrit lui-même ainsi :
| Altitude | Zone | Ce que l’on voit |
|---|---|---|
| 800 à 1 800 m | Zone cultivée | Bananeraies et caféiers des Chagga, villages, marchés |
| 1 800 à 2 800 m | Forêt de montagne | Forêt humide, fougères arborescentes, lichens, singes |
| 2 800 à 4 000 m | Landes et bruyères | Bruyères géantes, séneçons géants, lobélies, vues sur le Kibo |
| 4 000 à 5 000 m | Désert alpin | Roches volcaniques, peu de végétation, fort écart jour-nuit |
| Au-dessus de 5 000 m | Zone sommitale | Glace, éboulis, nuit sous zéro, air très raréfié |
La forêt, au sud et à l’ouest, est très arrosée : c’est elle qui alimente les rivières et les plantations de café du piémont. Plus haut, les séneçons géants (Dendrosenecio kilimanjari) et les lobélies forment des paysages qu’on ne voit que sur les grandes montagnes d’Afrique de l’Est. Dans la forêt pousse aussi une fleur endémique, l’Impatiens kilimanjari.
La faune du Kilimandjaro
Le Kilimandjaro n’est pas une destination de safari : la faune y est discrète et la forêt dense. Le parc recense toutefois plus de 140 espèces de mammifères et plus de 179 espèces d’oiseaux.
- Dans la forêt de montagne : colobes noir et blanc, singes bleus, céphalophes, galagos la nuit. Les éléphants et les buffles y vivent, surtout sur les versants nord et ouest, mais on les croise rarement.
- Sur le plateau de Shira : élands, buffles et parfois éléphants de passage.
- Dans les landes et plus haut : corbeaux à nuque blanche autour des camps, souimangas sur les fleurs de lobélies, gypaètes barbus parfois.
Pour voir les grands animaux, il faut descendre dans les parcs voisins : Tarangire, le cratère du Ngorongoro et le Serengeti sont à quelques heures de route. C’est tout l’intérêt d’un voyage qui combine ascension et safari.
Le voir depuis Amboseli, au Kenya
La vue la plus célèbre du Kilimandjaro se prend depuis le Kenya, dans le parc d’Amboseli, à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest du sommet. Par temps clair, souvent tôt le matin et en fin de journée, le Kibo enneigé domine les marais où se baignent les éléphants. Les nuages couvrent fréquemment la montagne en milieu de journée : prévoyez au moins deux nuits sur place pour avoir de bonnes chances de la voir dégagée.
Amboseli s’intègre bien à un safari au Kenya. Il est aussi possible, avec un passage de frontière à Namanga, de le combiner avec le nord de la Tanzanie. Notre comparatif Kenya ou Tanzanie vous aide à choisir.
Gravir le Kilimandjaro
L’ascension du Kilimandjaro est un trek d’altitude, pas une course d’alpinisme : aucune corde ni technique n’est nécessaire. Elle se fait obligatoirement avec un guide agréé par le parc, une équipe de porteurs et un cuisinier. Ce qui fait la réussite, ce sont le nombre de jours et le choix de la voie, qui déterminent l’acclimatation.
- Six à neuf jours sur la montagne selon l’itinéraire. Plus il y a de jours, plus les chances d’atteindre le sommet augmentent.
- Sept voies officielles, de Marangu, la seule avec des refuges, à Lemosho et au Northern Circuit, les plus progressives. Notre guide Machame, Marangu, Lemosho : quelle voie choisir ? les compare en détail.
- Une nuit du sommet qui part vers minuit et dure 12 à 15 heures, montée et descente comprises.
Tout est détaillé sur notre page l’ascension du Kilimandjaro : niveau requis, mal des montagnes, équipement, encadrement, et les droits du parc sur la page prix de l’ascension.
Notre conseil : la plupart de nos voyageurs enchaînent l’ascension avec trois ou quatre jours de safari dans le nord, puis quelques nuits à Zanzibar. Après l’effort, le safari se vit assis, et la plage permet de récupérer.
Quand aller au Kilimandjaro ?
La montagne se visite toute l’année, mais deux fenêtres sont nettement plus favorables :
- de janvier à début mars : temps assez sec et ciel souvent dégagé, avec un peu plus de neige au sommet ;
- de fin juin à octobre : la grande saison sèche, la plus fréquentée, avec des nuits plus froides en altitude.
Avril et mai concentrent les grandes pluies : les sentiers de forêt sont boueux et la visibilité est réduite. Novembre connaît les petites pluies, plus courtes. Ces périodes coïncident avec les meilleures saisons de safari : voir quand partir en Tanzanie.
Les Chagga et l’histoire de la montagne
Les pentes sud et est sont habitées par les Chagga, des agriculteurs qui cultivent depuis des siècles bananes et café grâce à un réseau de canaux d’irrigation. La montagne a pour eux une dimension sacrée, en particulier le long de la voie Marangu, où se trouvaient des sites rituels.
La première ascension documentée date de 1889, par le géographe allemand Hans Meyer et l’alpiniste autrichien Ludwig Purtscheller, guidés par un Chagga de Marangu, Yohani Lauwo. Le sommet a été rebaptisé Uhuru Peak (« liberté » en swahili) à l’indépendance du Tanganyika, en 1961.
Préparer votre voyage
Le Kilimandjaro est le point de départ idéal d’un voyage dans le nord de la Tanzanie : l’aéroport JRO dessert aussi les safaris de Tarangire, du Ngorongoro et du Serengeti, et des vols directs relient la région à Zanzibar. Vous trouverez le tableau d’ensemble sur notre page safari en Tanzanie, et les formalités (visa, vaccins, santé) dans nos infos pratiques.
Votre conseiller construit avec vous l’itinéraire complet : voie d’ascension adaptée à votre expérience, nuits de repos avant et après la montagne, safari et extension balnéaire.

