Swakopmund et Walvis Bay en bref
| Situation | Côte atlantique du centre de la Namibie, région d’Erongo |
| Distance entre les deux villes | Environ 35 km, 30 à 40 minutes par la route côtière |
| Depuis Windhoek | Environ 360 km, 4 h sur route goudronnée |
| Depuis Sossusvlei | Environ 350 km, 5 à 6 h, en grande partie sur piste |
| Vers le Damaraland | Environ 350 km jusqu’à Twyfelfontein, 4 h 30 à 5 h 30 |
| Climat | Frais et brumeux toute l’année, 15 à 22 °C le plus souvent |
| Durée conseillée | 2 à 3 nuits |
| Paludisme | Pas de transmission sur la côte |
Swakopmund, une ville allemande entre désert et océan
Swakopmund a été fondée en 1892 par l’administration coloniale allemande, qui cherchait un port pour sa colonie du Sud-Ouest africain : la baie voisine de Walvis Bay appartenait alors aux Britanniques. Plus d’un siècle plus tard, la ville a gardé cet héritage, que l’on remarque dès les premières rues : façades à colombages et à pignons, tourelles, enseignes en allemand, boulangeries et cafés où l’on sert la Schwarzwälder Kirschtorte. L’allemand est encore parlé par une partie des habitants.
Les bâtiments à voir
La promenade se fait à pied, en une matinée, dans un centre-ville compact :
- la Woermannhaus, ancienne maison de commerce coiffée de la tour Damara, d’où l’on surveillait autrefois l’arrivée des navires ;
- la Hohenzollernhaus, reconnaissable à la statue d’Atlas qui porte le globe sur son toit ;
- l’ancienne gare, belle construction de la période coloniale reconvertie en hôtel ;
- l’ancien tribunal (Altes Amtsgericht) et l’église luthérienne, du début du XXe siècle ;
- le phare, et la jetée qui s’avance dans l’Atlantique, d’où l’on regarde les rouleaux se briser dans la brume ;
- la Mole, digue construite par les Allemands pour créer un port, rapidement ensablée et aujourd’hui bordée d’une plage protégée.
Les musées
- Le musée de Swakopmund, au pied du phare, consacré à l’histoire, aux peuples et à la nature de la Namibie.
- La Kristall Galerie, qui expose l’un des plus grands agrégats de quartz connus.
- L’aquarium national, avec un tunnel sous les requins et les raies de l’Atlantique sud.
Cette architecture raconte aussi une histoire douloureuse : celle de la colonisation allemande et du génocide des Hereros et des Namas entre 1904 et 1908, dont des prisonniers ont été détenus et sont morts à Swakopmund. Un guide local apporte ce contexte, indispensable pour comprendre la ville.
Le climat de Swakopmund : la brume du courant de Benguela
C’est la surprise de beaucoup de voyageurs : après la chaleur de Sossusvlei, on arrive dans une ville fraîche, souvent noyée dans le brouillard. La cause en est le courant froid de Benguela, qui remonte de l’Antarctique le long de la côte. L’air humide de l’océan se refroidit à son contact et forme une brume épaisse qui couvre le littoral presque chaque matin, puis se dissipe souvent vers midi.
- Températures : 15 à 22 °C le plus souvent, toute l’année, avec des nuits fraîches.
- Pluie : presque inexistante. C’est le brouillard qui apporte l’humidité dont vivent les lichens, les coléoptères et les plantes du Namib côtier.
- Vent d’est : d’avril à septembre, un vent chaud venu de l’intérieur souffle parfois quelques jours. Le thermomètre dépasse alors 30 °C et le sable vole.
- L’océan : froid, souvent entre 13 et 17 °C. On vient voir la mer, pas s’y baigner.
Le calendrier du pays, côte comprise, est sur notre page quand partir en Namibie.
Notre conseil : gardez une polaire, un coupe-vent et un pantalon long à portée de main dans le sac de voyage, même en plein été austral. Et ne jugez pas la journée sur la brume du matin : elle se lève souvent avant le déjeuner.
Walvis Bay : la lagune, les flamants et les otaries
À 35 km au sud de Swakopmund, Walvis Bay est le grand port de la Namibie. Elle n’a rejoint le pays qu’en 1994, après avoir été une enclave sud-africaine. La ville a peu de charme en elle-même, mais sa baie est l’un des sites naturels les plus riches de la côte.
La lagune et ses flamants
La lagune de Walvis Bay, protégée par la longue presqu’île de Pelican Point, est une zone humide d’importance internationale, inscrite à la convention de Ramsar. Des milliers de flamants roses et flamants nains s’y nourrissent toute l’année, avec des pélicans, des avocettes et de nombreux limicoles. La promenade de bord de lagune, à la sortie de la ville, permet de les observer à pied, à quelques dizaines de mètres.
La sortie en mer : otaries, dauphins et pélicans
C’est l’activité phare de Walvis Bay. Une croisière en catamaran ou en bateau à moteur part le matin du port pour environ trois heures :
- les otaries à fourrure du Cap, dont certaines montent parfois à bord ;
- les pélicans qui viennent se poser sur le bastingage ;
- la colonie d’otaries de Pelican Point et son phare ;
- des dauphins, notamment le dauphin de Heaviside, une petite espèce qui ne vit que dans les eaux du courant de Benguela ;
- selon la saison, des baleines, surtout de juillet à novembre environ ;
- souvent, une dégustation d’huîtres de la baie, élevées dans ses eaux froides.
Le kayak parmi les otaries
Pour une rencontre plus intime, des sorties guidées en kayak de mer partent de Pelican Point au lever du jour, quand l’eau est la plus calme. On pagaie au milieu des otaries, curieuses et joueuses, qui nagent autour des kayaks. Le vent se lève en général en fin de matinée : ces sorties se font tôt.
Sandwich Harbour : quand les dunes plongent dans l’océan
À une cinquantaine de kilomètres au sud de Walvis Bay, dans le parc national du Namib-Naukluft, Sandwich Harbour est l’un des paysages les plus spectaculaires de la Namibie : de hautes dunes de sable doré tombent directement dans l’Atlantique, au bord d’une lagune fréquentée par les oiseaux.
- L’accès se fait uniquement en 4x4, avec un guide expérimenté. La piste suit la plage, au pied des dunes, et le passage dépend des marées : les horaires de départ sont calés sur la marée basse.
- Le permis d’accès au parc est obligatoire ; les guides s’en chargent.
- L’excursion dure une demi-journée ou une journée. Le guide escalade les dunes en véhicule pour des vues plongeantes sur l’océan, avant un pique-nique au bord de l’eau.
- La variante « mer et sable » associe le matin la croisière dans la baie, puis l’après-midi Sandwich Harbour en 4x4.
Notre conseil : si vous ne devez faire qu’une excursion sur la côte, choisissez Sandwich Harbour. Et si les montées dans les dunes vous inquiètent, prévenez le guide : il adapte la conduite.
Le Living Desert Tour : la petite faune du Namib
Entre Swakopmund et Walvis Bay, le cordon de dunes qui longe la côte paraît vide. Un guide spécialisé en révèle la vie cachée lors d’une sortie de quatre à cinq heures, le matin, en 4x4 et à pied. On y cherche les « Little Five » du désert :
- la vipère de Péringuey, qui se déplace de côté et s’enfouit dans le sable, les yeux à la surface ;
- le gecko palmé, presque translucide, aux pattes palmées pour courir sur le sable ;
- le caméléon du Namaqua, qui chasse les coléoptères au sol ;
- le lézard à bouche en pelle, qui « danse » en levant les pattes pour ne pas se brûler ;
- l’araignée « dame blanche », qui creuse des terriers dans les dunes.
Le guide explique aussi comment la brume fait vivre tout cet écosystème. C’est une excellente sortie en famille, et une belle introduction à la vie du désert avant ou après Sossusvlei.
Les autres activités autour de Swakopmund
- La route des Welwitschias et le « paysage lunaire », à l’est de la ville, le long de la vallée de la Swakop. On y voit des Welwitschia mirabilis, plantes endémiques dont certaines auraient plus de mille ans, et l’oasis de Goanikontes. Un permis du parc est nécessaire.
- Quad et sandboard sur les dunes autorisées, au sud de la ville.
- Saut en parachute en tandem, au-dessus des dunes et de l’océan, quand la brume le permet.
- Survols en petit avion de la mer de sable et des épaves, jusqu’à Sossusvlei.
- Cape Cross et sa colonie d’otaries, à environ 120 km au nord, sur la route de la Skeleton Coast.
Swakopmund dans votre circuit en Namibie
Swakopmund est presque toujours l’étape centrale d’un circuit en Namibie, entre le désert et le safari :
- Windhoek, le Kalahari puis Sossusvlei.
- Swakopmund et Walvis Bay, 2 à 3 nuits, après 5 à 6 heures de route par les cols du Gaub et du Kuiseb, et le tropique du Capricorne.
- Le Damaraland, en passant par le Spitzkoppe ou par la côte et Cape Cross.
- Le parc d’Etosha pour le safari.
C’est aussi une étape de respiration : une ville où l’on retrouve des restaurants, des boutiques, une laverie, des distributeurs, après plusieurs jours de piste. Pour les voyages en avion léger, l’aéroport de Walvis Bay, à environ 15 km de la ville, est relié à Windhoek et à l’Afrique du Sud [à vérifier selon la saison].
Nos itinéraires détaillés sont sur la page circuits et autotours en Namibie, et le pays dans son ensemble sur notre page safari en Namibie.
Sécurité à Swakopmund
La Namibie est un pays stable, mais le ministère des Affaires étrangères, dans ses conseils mis à jour le 15 septembre 2026, rappelle que l’atmosphère paisible de Swakopmund peut être trompeuse : les vols, parfois avec agression, y sont assez courants, notamment près des distributeurs de billets. Les règles sont simples : ne rien laisser dans la voiture, retirer de l’argent dans les centres commerciaux ou les banques, utiliser les taxis recommandés par votre hébergement. Toutes les formalités sont sur notre page infos pratiques pour partir en Namibie.
