Tanzanie · Serengeti sud

Ndutu, les naissances de la migration

Ndutu est une zone de plaines et de bois d’acacias au sud du Serengeti, à la frontière de l’aire de conservation du Ngorongoro. De décembre à mars, les troupeaux de la grande migration s’y installent et des centaines de milliers de gnous y mettent bas, surtout en février. Lions, guépards et hyènes suivent : c’est l’un des meilleurs endroits d’Afrique pour assister à une chasse.

Mis à jour le 25 octobre 2026 · Par l’équipe Mister Safari

Ndutu

Migration de décembre à mars, pic des naissances en février

  1. Janvier : Idéal
  2. Février : Idéal
  3. Mars : Idéal
  4. Avril : Possible
  5. Mai : Possible
  6. Juin : Possible
  7. Juillet : Possible
  8. Août : Possible
  9. Septembre : Possible
  10. Octobre : Possible
  11. Novembre : Possible
  12. Décembre : Bon
  • Idéal
  • Bon
  • Possible

Où se trouve Ndutu ?

Ndutu se situe dans le nord de la Tanzanie, à la jonction de deux territoires : le sud-est du parc national du Serengeti et l’ouest de l’aire de conservation du Ngorongoro. La zone tire son nom du lac Ndutu, un petit lac alcalin bordé de bois d’acacias, voisin du lac Masek.

Autour, s’étendent les « plaines à herbe courte » du sud du Serengeti. Leur sol volcanique, issu des éruptions des hauts plateaux du Ngorongoro, produit après les pluies une herbe riche en minéraux, notamment en phosphore. C’est exactement ce dont les femelles gnous ont besoin pendant la gestation et l’allaitement. Voilà pourquoi la migration revient ici chaque année pour mettre bas.

Repère Ce qu’il faut savoir
Statut Aire de conservation du Ngorongoro, en bordure du Serengeti
Paysages plaines d’herbe courte, bois d’acacias, lacs alcalins, marais
Accès en avion piste de Ndutu, environ 1 h de vol depuis Arusha
Accès par la route environ 2 h 30 depuis le rebord du cratère du Ngorongoro
Meilleure période décembre à mars, pic des naissances en février
Durée conseillée 3 à 4 nuits

Les naissances des gnous

C’est le grand spectacle de Ndutu. Entre fin janvier et début mars, la grande majorité des femelles gnous mettent bas en quelques semaines seulement. Au pic, plusieurs milliers de petits naissent chaque jour. Cette synchronisation est une stratégie de survie : les prédateurs ne peuvent pas tout capturer, et la plupart des petits survivent.

Un jeune gnou se met debout en quelques minutes et peut courir avec le troupeau en moins d’une heure. Assister à une naissance, puis à ces premiers pas, est l’un des moments les plus forts qu’offre un safari.

Les zèbres et les gazelles de Thomson mettent bas eux aussi dans cette période. Les plaines se couvrent de troupeaux à perte de vue, parfois sur des dizaines de kilomètres.

Notre conseil : la position exacte des troupeaux dépend des pluies et peut changer en quelques jours. Nous choisissons votre camp en fonction des dernières observations de nos partenaires, et nous préférons les camps saisonniers qui se déplacent avec la migration.

Les prédateurs de Ndutu

Les naissances attirent tous les grands prédateurs de l’écosystème. C’est ce qui fait de Ndutu, de décembre à mars, l’un des meilleurs endroits du continent pour observer une chasse.

  • Les guépards : les plaines ouvertes leur conviennent parfaitement, et Ndutu est réputé pour ses observations fréquentes de mères avec leurs petits.
  • Les lions : plusieurs troupes occupent les marais et les bois autour des lacs.
  • Les hyènes tachetées : nombreuses, elles chassent en groupe, souvent à l’aube et au crépuscule.
  • Le léopard : présent dans les bois d’acacias autour du lac Ndutu.
  • Les petits carnivores : servals, caracals, chacals, otocyons (renards à oreilles de chauve-souris) et ratels.

Les bois accueillent aussi des girafes, des éléphants et de nombreux oiseaux. Les lacs attirent les flamants, selon le niveau de l’eau.

Les secteurs à connaître

Le lac Ndutu et le lac Masek

Les deux lacs forment le cœur de la zone. Leurs rives boisées offrent de l’ombre aux prédateurs pendant les heures chaudes. Les troupeaux viennent s’y abreuver, et les traversées des bras du lac Ndutu, en plus petit, rappellent celles de la rivière Mara.

Les marais : Big Marsh et Small Marsh

Ces deux zones humides, à l’ouest des lacs, retiennent l’eau plus longtemps que les plaines. Lions et éléphants les fréquentent volontiers.

Hidden Valley et les plaines du sud

Ce vallon peu profond, où les gnous se rassemblent souvent pour mettre bas, est l’un des secteurs les plus spectaculaires de février. Au nord et à l’ouest, les plaines de Naabi et de Kusini, dans le Serengeti, prolongent le paysage.

Les règles de visite

Ndutu dépend de l’autorité du Ngorongoro (NCAA), et non de celle des parcs nationaux. Les règles de visite sont donc celles de l’aire de conservation.

  • Permis d’entrée : 70,80 dollars par adulte non résident et par 24 heures, 23,60 dollars pour les enfants de 5 à 15 ans, gratuit avant 5 ans (tarifs NCAA en vigueur au 25 octobre 2026).
  • Droits du Serengeti : si vous franchissez la limite du parc pour suivre les troupeaux, les droits du parc national s’ajoutent.
  • Horaires : la circulation est autorisée de 6 h à 18 h.
  • Conduite : la NCAA interdit en principe la conduite hors piste sauf autorisation. Ndutu a longtemps fait exception, avec une tolérance pour approcher les animaux dans les plaines ; les règles actuelles doivent être confirmées auprès de la NCAA [à vérifier].
  • Observations : cinq véhicules au maximum autour d’un animal, distance minimale de 25 mètres, silence de rigueur.

Ces frais sont toujours inclus dans nos devis.

Où dormir à Ndutu ?

L’hébergement à Ndutu se décline en deux formules :

  • Les camps saisonniers et mobiles, installés de décembre à mars au plus près des troupeaux. Ce sont nos préférés : ils se déplacent avec la migration et vous évitent de longues routes. Le confort y est souvent très bon, avec salles de bains privées et grandes tentes.
  • Les lodges permanents, peu nombreux, au bord du lac Ndutu. Ils restent ouverts plus longtemps et conviennent bien aux voyageurs qui veulent combiner Ndutu avec le Ngorongoro.

Nos adresses sont sur la page lodges en Tanzanie. Votre conseiller choisit le camp en fonction de la position des troupeaux au moment de votre séjour.

Quand partir à Ndutu ?

Période Ce qui se passe
Décembre Arrivée progressive des troupeaux après les petites pluies
Janvier Migration installée, premières naissances en fin de mois
Février Pic des naissances, prédation intense
Mars Dernières naissances, troupeaux qui commencent à remonter
Avril et mai Grandes pluies, la plupart des camps ferment
Juin à novembre Plaines sèches, troupeaux partis vers le centre et le nord

La petite saison sèche de janvier et février offre en général des journées chaudes et lumineuses, entrecoupées d’orages en fin de journée. Les paysages sont verts et les ciels très photogéniques.

Pour suivre la migration le reste de l’année, consultez notre page la grande migration en Tanzanie, et pour les autres régions, quand partir en Tanzanie.

Notre conseil : février est très demandé par les photographes et les connaisseurs. Les meilleurs camps saisonniers se réservent six à neuf mois à l’avance. Si vos dates sont fixes, contactez-nous tôt.

Ndutu dans votre itinéraire

Ndutu se combine naturellement avec le reste du nord de la Tanzanie :

  • Ndutu et Ngorongoro : la route entre le rebord du cratère et Ndutu passe par les gorges d’Olduvai. On enchaîne facilement une journée au cratère et trois ou quatre nuits avec la migration.
  • Ndutu et Serengeti central : deux ou trois nuits à Ndutu, puis deux nuits à Seronera, pour ajouter les léopards et les lions du centre du parc.
  • Ndutu et Zanzibar : janvier et février sont aussi une excellente période pour la plage. Voir notre combiné safari et Zanzibar.

Ndutu se prête bien à un premier safari pour qui veut voir beaucoup en peu de temps, comme à un voyage de connaisseur centré sur la photographie. Pour un aperçu de toute la Tanzanie, rendez-vous sur notre page safari en Tanzanie.

Questions fréquentes

Vos questions

Quand voir les naissances de gnous à Ndutu ?

Les naissances ont lieu de fin janvier à début mars, avec un pic généralement en février. Les troupeaux arrivent dans la zone dès décembre, selon les pluies. Pour maximiser vos chances, visez la période du 1er au 25 février et prévoyez au moins trois nuits sur place.

Ndutu fait-il partie du Serengeti ?

Géographiquement oui, administrativement non. Ndutu appartient à l’aire de conservation du Ngorongoro, mais ses plaines prolongent celles du sud du Serengeti sans aucune barrière. Les animaux circulent librement de part et d’autre. Les camps de Ndutu permettent d’explorer les deux zones, avec les droits d’entrée correspondants.

Peut-on aller à Ndutu en dehors de la migration ?

C’est possible mais peu recommandé. De mai à novembre, les plaines s’assèchent, les grands troupeaux sont partis vers le nord et la plupart des camps saisonniers sont démontés. Il reste une faune résidente, notamment autour des lacs, mais le Serengeti central ou nord offre alors beaucoup plus.

Combien de temps rester à Ndutu ?

Trois nuits sont un minimum pour suivre les troupeaux, qui peuvent se déplacer de plusieurs dizaines de kilomètres en quelques jours. Quatre nuits laissent le temps d’attendre une chasse ou une naissance sans se presser. Beaucoup de voyageurs combinent Ndutu avec le cratère du Ngorongoro, tout proche.

Combien coûte l’entrée dans la zone de Ndutu ?

Ndutu dépend de l’autorité du Ngorongoro (NCAA). Le permis d’entrée est de 70,80 dollars par adulte non résident et par 24 heures (tarif en vigueur au 25 octobre 2026). Si vous entrez dans le parc du Serengeti pendant votre séjour, les droits du parc s’ajoutent. Tout est inclus dans nos devis.

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