Namibie · Nord-ouest

Le Damaraland

Le Damaraland est la région de montagnes rouges, de vallées sèches et de plateaux de basalte qui s’étend entre la côte et le parc d’Etosha. On y vient pour pister les éléphants du désert et les rhinocéros noirs, pour les gravures rupestres de Twyfelfontein, classées par l’UNESCO, et pour l’immensité de paysages presque vides. Prévoyez deux à trois nuits, dans un lodge isolé au sein d’une conservancy communautaire.

Mis à jour le 25 octobre 2026 · Par l’équipe Mister Safari

Damaraland (éléphants du désert, pistage des rhinocéros)

Saison sèche : les animaux suivent les lits des rivières

  1. Janvier : Possible
  2. Février : Possible
  3. Mars : Bon
  4. Avril : Bon
  5. Mai : Idéal
  6. Juin : Idéal
  7. Juillet : Idéal
  8. Août : Idéal
  9. Septembre : Idéal
  10. Octobre : Bon
  11. Novembre : Bon
  12. Décembre : Possible

Twyfelfontein et Spitzkoppe (marche, gravures)

Hiver austral doux ; chaleur forte de novembre à février

  1. Janvier : Possible
  2. Février : Possible
  3. Mars : Bon
  4. Avril : Idéal
  5. Mai : Idéal
  6. Juin : Idéal
  7. Juillet : Idéal
  8. Août : Idéal
  9. Septembre : Idéal
  10. Octobre : Bon
  11. Novembre : Bon
  12. Décembre : Possible
  • Idéal
  • Bon
  • Possible

Le Damaraland en bref

Le Damaraland est la partie la plus sauvage de l’itinéraire classique en Namibie. Il s’étend au nord-ouest du pays, entre la rivière Ugab au sud et la rivière Hoanib au nord, et entre le désert côtier de la Skeleton Coast à l’ouest et les plaines d’Etosha à l’est. Le nom vient des Damaras, l’un des peuples les plus anciens de Namibie, qui vivent toujours dans la région.

Ce n’est pas un parc national. Le Damaraland est une mosaïque de terres communales où vivent des éleveurs, organisées en conservancies : des zones gérées par les communautés elles-mêmes, qui tirent des revenus du tourisme et protègent en échange la faune sauvage. Ce modèle, lancé en Namibie dans les années 1990, a permis le retour spectaculaire des éléphants, des rhinocéros noirs et des lions dans une région où ils avaient presque disparu. En séjournant dans un lodge de conservancy, vous participez directement à ce système.

Repère Ce qu’il faut savoir
Situation Nord-ouest de la Namibie, entre la côte et Etosha
Accès depuis Swakopmund Environ 350 km jusqu’à Twyfelfontein, 4 à 5 h, en grande partie sur piste
Accès vers Etosha Environ 4 à 5 h jusqu’à la porte Andersson par Khorixas et Outjo
Altitude De 500 à plus de 1 000 m ; Brandberg à 2 573 m
Durée conseillée 2 à 3 nuits
Meilleure période Mai à octobre

Des paysages de bout du monde

Le Damaraland ne ressemble à aucune autre région d’Afrique australe. Les plateaux de basalte sont jonchés de pierres rouges et noires, les montagnes tabulaires se succèdent, et les euphorbes et welwitschias poussent là où rien ne semble pouvoir vivre. Les lits des rivières, à sec presque toute l’année, sont bordés d’acacias et de figuiers : ce sont les couloirs de vie de la région.

La lumière y change sans cesse : ocre et rouge le matin, rose et violette au crépuscule. C’est une région idéale pour la marche, la photographie de paysage et le simple plaisir de l’espace.

Les éléphants du désert

Les éléphants du Damaraland ne sont pas une espèce à part, mais ils se sont adaptés à un milieu extrême. Ils parcourent de très longues distances entre les points d’eau, peuvent rester plusieurs jours sans boire et se nourrissent de la végétation des lits de rivières. On les décrit souvent comme plus élancés, avec des pattes plus longues, que leurs cousins de savane.

On les cherche le long des rivières Huab, Aba-Huab, Ugab et, plus au nord, Hoanib. Les sorties se font en 4x4 avec un guide local, qui connaît les groupes familiaux et suit leurs déplacements des jours précédents. Les rencontres sont souvent très proches et très calmes : un éléphant qui avance au milieu d’un lit de sable rouge, sous les falaises, est l’une des plus belles images de la Namibie.

Notre conseil : les éléphants du désert vivent au contact des éleveurs. Les sorties encadrées par les lodges respectent des distances strictes pour ne pas les stresser et éviter les conflits avec les villages. Ne cherchez jamais à les approcher seul en voiture.

Pister les rhinocéros noirs à pied

Le Damaraland abrite la plus importante population de rhinocéros noirs vivant en liberté hors d’une aire protégée au monde. Ces rhinocéros du désert sont suivis au quotidien par des pisteurs locaux, en lien avec les conservancies et des organisations de protection.

Certains lodges proposent de les accompagner : départ à l’aube en 4x4, recherche des traces, puis approche finale à pied, en silence, contre le vent. La sortie dure souvent une journée entière. C’est une expérience exigeante et rare, qui se réserve à l’avance et qui n’est pas garantie : le pistage dépend des animaux, pas d’un horaire. Pour les voir plus facilement, il faut se rendre à Etosha, où ils viennent boire aux points d’eau.

Les guides du Damaraland signalent aussi des lions du désert, des girafes, des zèbres de montagne de Hartmann, des oryx, des springboks et des koudous.

Twyfelfontein, site du patrimoine mondial

Twyfelfontein, ou /Ui-//aes en langue damara, est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2007. C’est l’un des plus grands ensembles de gravures rupestres d’Afrique : plus de 2 000 figures recensées sur plus de 200 dalles de grès, autour d’une source qui coulait autrefois toute l’année. Ces gravures ont été réalisées par des communautés de chasseurs-cueilleurs sur plusieurs millénaires.

On y reconnaît des girafes, des rhinocéros, des éléphants, des autruches, des lions, mais aussi un phoque et un pingouin, preuve des liens avec la côte, et de nombreuses empreintes d’animaux et de pas humains. La gravure la plus connue est le « lion de Twyfelfontein », à la queue terminée par une empreinte.

La visite se fait avec un guide du site, sur un sentier d’une heure environ. Prévoyez de bonnes chaussures, un chapeau et de l’eau, et venez de préférence tôt le matin ou en fin d’après-midi.

À proximité de Twyfelfontein

  • La Montagne brûlée : une colline de schistes noircis, aux couleurs de cendre et de rouille.
  • Les Orgues : des colonnes de basalte de quelques mètres, alignées dans un petit ravin.
  • La Forêt pétrifiée, sur la route de Khorixas : des troncs fossilisés vieux d’environ 280 millions d’années, et de beaux welwitschias.

Le Brandberg et le Spitzkoppe

Le Brandberg

Le Brandberg est le plus haut massif de Namibie : son sommet, le Königstein, culmine à 2 573 m. Ses gorges abritent des milliers de peintures rupestres, dont la célèbre « Dame blanche », accessible par une marche d’environ 40 minutes à l’aller depuis le parking, avec un guide local. Le massif prend une teinte rouge feu au coucher du soleil, d’où son nom de « montagne en feu ».

Le Spitzkoppe

Le Spitzkoppe est un pic de granite d’environ 1 728 m, qui se dresse brusquement au-dessus de la plaine, entre Swakopmund et le Damaraland. On le surnomme le « Cervin de la Namibie ». Le site est géré par la communauté locale : on y marche entre les arches de pierre, on découvre des peintures rupestres à Bushman’s Paradise et on y photographie l’un des plus beaux ciels étoilés du pays. Il constitue une étape idéale, d’une demi-journée ou d’une nuit, entre la côte et Twyfelfontein.

Rencontrer les Himbas, avec respect

Les Himbas sont un peuple d’éleveurs semi-nomades du nord-ouest de la Namibie. Les femmes se reconnaissent à leur peau et à leurs cheveux enduits d’otjize, un mélange de beurre et d’ocre rouge. Ils vivent principalement dans le Kaokoland, au nord du Damaraland, autour d’Opuwo et le long du fleuve Kunene, à la frontière angolaise.

Le tourisme auprès des Himbas soulève des questions légitimes : visites rapides, photographies prises sans échange, villages reconstitués pour les visiteurs. Nous privilégions une autre approche :

  • une rencontre organisée par un guide himba ou par la conservancy, qui prévient la famille à l’avance ;
  • une visite sans hâte, où l’on prend le temps d’échanger, de comprendre l’organisation du village et le rôle du feu sacré ;
  • des photographies uniquement avec l’accord des personnes ;
  • une contribution qui revient directement à la communauté, plutôt que des cadeaux distribués au hasard.

Les Damaras et les Hereros, dont les femmes portent de longues robes héritées de l’époque coloniale et une coiffe en forme de cornes, vivent aussi dans la région. Certaines conservancies proposent des visites de villages et d’écoles, dans le même esprit.

Quand partir dans le Damaraland ?

La saison sèche, de mai à octobre, est la meilleure : les éléphants et les rhinocéros se rapprochent des sources et des lits des rivières, les pistes sont faciles et les températures agréables en journée. Les nuits de juin à août peuvent être fraîches.

De novembre à avril, la chaleur est forte et les orages, rares mais violents, peuvent rendre certaines rivières infranchissables pendant quelques heures. Les paysages se couvrent d’un voile vert après les pluies et la faune se disperse. Toutes les nuances par région sont sur notre page quand partir en Namibie.

Le Damaraland dans votre voyage

Dans un itinéraire classique, le Damaraland s’intercale entre la côte et Etosha : Sossusvlei, puis Swakopmund, le Spitzkoppe ou le Brandberg, deux nuits autour de Twyfelfontein ou de Palmwag, et enfin Etosha. Ceux qui ont plus de temps montent vers le Kaokoland et les vallées de la Hoanib et de la Hoarusib, ou ajoutent un vol vers la Skeleton Coast.

Le Damaraland se fait très bien en autotour, avec un 4x4 et une bonne préparation, ou avec un guide privé. Votre conseiller choisit les lodges selon l’activité qui vous attire le plus : éléphants, rhinocéros ou marche. Retrouvez nos idées de circuits en Namibie, notre sélection de lodges en Namibie et les infos pratiques pour préparer votre voyage.

Idées de voyage

Des itinéraires à personnaliser

Questions fréquentes

Vos questions

Où se trouve le Damaraland ?

Le Damaraland occupe le nord-ouest de la Namibie, entre la Skeleton Coast à l’ouest et le parc d’Etosha à l’est, au nord de la rivière Ugab. Ce n’est plus une région administrative : le nom désigne l’ancien territoire des Damaras, aujourd’hui partagé entre les régions de Kunene et d’Erongo. Comptez environ 4 à 5 h de route depuis Swakopmund pour rejoindre Twyfelfontein.

Est-on sûr de voir des éléphants du désert ?

Personne ne peut le garantir, car ces éléphants parcourent de très longues distances. Mais avec deux nuits et des sorties en 4x4 accompagnées d’un guide local qui suit leurs déplacements dans les lits des rivières Huab, Aba-Huab ou Ugab, les chances sont élevées, surtout en saison sèche.

Que voir à Twyfelfontein ?

Le site rassemble plus de 2 000 gravures rupestres sur plus de 200 dalles de grès, réalisées par des chasseurs-cueilleurs : girafes, rhinocéros, lions, empreintes d’animaux. La visite se fait obligatoirement avec un guide, sur un sentier d’environ une heure. À proximité, la Montagne brûlée et les Orgues de basalte complètent la demi-journée.

Peut-on rendre visite aux Himbas depuis le Damaraland ?

Quelques villages himbas se trouvent en bordure nord du Damaraland, mais les communautés vivent surtout plus au nord, dans le Kaokoland. Nous évitons les « villages-musées » organisés pour les touristes et privilégions des rencontres accompagnées par un guide himba, qui s’annoncent à l’avance et respectent la vie quotidienne des familles.

Combien de jours rester dans le Damaraland ?

Deux nuits suffisent pour Twyfelfontein et une sortie à la recherche des éléphants. Trois nuits permettent d’ajouter un pistage des rhinocéros noirs à pied ou de passer par le Brandberg ou le Spitzkoppe. C’est une région où les distances sont longues et les pistes lentes : mieux vaut ne pas la traverser en une seule journée.

Votre conseiller dédié

Parlons de votre safari

Dites-nous vos dates, vos envies et votre budget : nous construisons l’itinéraire avec vous, jusqu’au moindre détail.

Créer mon voyage
AppelerCréer mon voyage