Visa et passeport
Pas de visa pour les Français
Selon France Diplomatie (fiche mise à jour le 15 septembre 2026), le visa n’est pas obligatoire pour les ressortissants français. À l’arrivée, une autorisation de séjour d’une durée maximale de trois mois est délivrée gratuitement aux postes frontières.
Deux points méritent votre attention :
- Le passeport doit être valable au moins six mois après la date de sortie du Botswana. Prévoyez aussi des pages vierges, surtout si vous passez par l’Afrique du Sud, le Zimbabwe ou la Zambie au cours du même voyage.
- La durée de séjour accordée est à l’appréciation de l’agent d’immigration. Vérifiez le tampon dès le passage de la frontière, et demandez une durée suffisante si votre voyage est long.
Les ressortissants d’autres nationalités doivent vérifier leur situation auprès de l’ambassade du Botswana dont ils dépendent.
Voyager avec des enfants mineurs
Toute personne qui voyage au Botswana avec un enfant mineur doit pouvoir présenter, en plus du passeport de l’enfant, une copie intégrale certifiée de son acte de naissance ou un acte de naissance plurilingue. Si l’enfant voyage avec un seul de ses parents, une autorisation de voyage signée par le parent absent est exigée. Ces documents sont contrôlés : ne partez pas sans eux.
Correspondance par l’Afrique du Sud
La plupart des vols passent par Johannesburg. En cas de correspondance ou d’étape en Afrique du Sud, la réglementation sud-africaine s’applique aussi, notamment pour les mineurs. Pour une extension aux chutes Victoria côté Zimbabwe ou Zambie, un visa est en général nécessaire [à vérifier selon les règles en vigueur au moment du voyage].
Notre conseil : vérifiez la fiche Conseils aux voyageurs de France Diplomatie un mois avant le départ, puis la veille. Votre conseiller vous signale les changements connus, mais les règles d’entrée relèvent de chaque voyageur.
Santé, vaccins et paludisme
Vaccins
Aucun vaccin n’est exigé à l’entrée pour un voyageur arrivant de France. Selon l’Institut Pasteur, un certificat de vaccination contre la fièvre jaune est exigé des voyageurs âgés d’un an et plus en provenance d’un pays à risque de transmission, y compris en simple transit par un aéroport de ce pays. Si votre itinéraire passe par l’Afrique de l’Est (Kenya, Tanzanie, Éthiopie…), vérifiez ce point avec votre médecin.
France Diplomatie recommande d’être à jour des vaccins du calendrier français (diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, rougeole) et, selon les conditions de séjour, des vaccins contre l’hépatite A, la fièvre typhoïde, l’hépatite B et la rage.
Paludisme
Selon l’Institut Pasteur, la transmission du paludisme est saisonnière, de novembre à mai ou juin, dans la moitié nord du pays, notamment dans les districts d’Okavango, de Ngamiland, de Chobe (y compris le parc national), de Ghanzi et de Boteti. Cela couvre la quasi-totalité des régions de safari : le delta de l’Okavango, Moremi, Chobe et Makgadikgadi.
Pendant cette période et dans ces zones, l’Institut Pasteur recommande une protection contre les piqûres et un traitement préventif (chimioprophylaxie), à prescrire par un médecin. En saison sèche, le risque est plus faible, mais les précautions contre les moustiques restent utiles : vêtements longs le soir, répulsif, moustiquaire. Les camps fournissent en général des moustiquaires et des répulsifs.
Notre conseil : prenez rendez-vous dans un centre de vaccinations internationales au moins un mois avant le départ, en précisant vos dates et vos régions. Le traitement préventif dépend de la saison et de votre profil.
Soins et assurance
Les camps de safari sont isolés et disposent de trousses de premiers secours et de liaisons radio avec Maun. Les capacités de soins sur place sont limitées : France Diplomatie indique que les rapatriements se font la plupart du temps vers les hôpitaux de Johannesburg. Une assurance couvrant les frais médicaux, l’évacuation et le rapatriement est indispensable. De nombreux camps exigent d’ailleurs une couverture d’évacuation sanitaire.
L’eau du robinet n’est pas à boire sans précaution. Les camps fournissent de l’eau filtrée ou en bouteille.
Sécurité
Le Botswana est réputé pour sa stabilité politique et son faible niveau de criminalité, mais France Diplomatie place l’ensemble du pays en vigilance renforcée (zones mises à jour le 4 mars 2026). Ce classement s’explique surtout par les risques routiers et l’éloignement des secours.
- En ville : quelques vols à l’arraché sont signalés à Gaborone, Francistown et Maun. Les précautions habituelles suffisent : pas d’objets de valeur visibles, documents au coffre.
- Sur la route : les accidents sont fréquents, à cause de la vitesse, de l’état des pistes et des animaux sur la chaussée. La conduite de nuit est déconseillée. En voyage organisé avec nos réceptifs, les transferts routiers se font avec chauffeur.
- En safari : les animaux sauvages représentent le principal risque. Les camps ne sont pas clôturés : les éléphants, les hippopotames ou les lions peuvent y passer la nuit. On ne sort jamais seul de sa tente après la tombée de la nuit, on est raccompagné par un membre du personnel.
- Baignade : elle est déconseillée dans les lacs et les rivières, à cause des crocodiles, des hippopotames et des bactéries.
Argent et budget sur place
- Monnaie : le pula (BWP), divisé en 100 thebe.
- Paiement : les cartes bancaires sont acceptées dans les camps, les hôtels et de nombreux commerces. Des distributeurs existent à Maun, Kasane et dans les villes.
- Douane : au-delà de 10 000 pulas ou l’équivalent en devises, une déclaration est obligatoire à l’entrée ou à la sortie du pays.
- Pourboires : d’usage dans les camps, pour le guide, le pisteur ou le piroguier, et l’équipe du camp, généralement à la fin du séjour. Prévoyez des dollars américains ou des pulas en petites coupures. Votre conseiller vous indique les usages.
Le détail des coûts d’un voyage est sur la page prix d’un safari au Botswana.
Décalage horaire, électricité et langue
| Sujet | Ce qu’il faut savoir |
|---|---|
| Décalage horaire | Le Botswana est à UTC+2, sans changement d’heure : même heure qu’en France l’été, une heure de plus l’hiver |
| Électricité | 230 volts, prises de type G (britanniques) et D (trois broches rondes). Un adaptateur est nécessaire |
| Langues | L’anglais est la langue officielle, le setswana la langue nationale. Les guides parlent anglais ; un guide francophone est rare [à compléter selon nos réceptifs] |
| Capitale | Gaborone, au sud-est, rarement sur l’itinéraire d’un safari |
| Réseau | Le téléphone passe à Maun et Kasane, mais rarement dans les camps. Beaucoup proposent un wifi limité, parfois seulement dans les espaces communs |
Dans les camps, l’électricité vient souvent de panneaux solaires : les sèche-cheveux et appareils puissants ne sont pas toujours utilisables. Les prises sont en général disponibles dans la tente ou dans l’espace commun pour recharger appareils photo et téléphones.
Vols et accès
Il n’y a pas de vol direct entre la France et le Botswana. Selon France Diplomatie, les liaisons se font généralement via Johannesburg ou Addis-Abeba. Les deux portes d’entrée des safaris sont :
- Maun, au sud du delta de l’Okavango, base de la plupart des vols de brousse ;
- Kasane, à l’entrée du parc national de Chobe, à environ 1 h 30 de route des chutes Victoria.
Les vols intérieurs et internationaux connaissent des retards, voire des annulations : prévoyez des correspondances larges, et si possible une nuit à Johannesburg au retour.
Bagages en avion de brousse
C’est le point pratique le plus important d’un voyage au Botswana. Les petits avions qui desservent les camps imposent des règles strictes :
- Sac souple obligatoire, sans roulettes ni armature rigide, pour pouvoir le glisser dans la soute.
- Poids limité, souvent à 20 kilogrammes par personne, bagage à main et matériel photo compris, parfois moins selon la compagnie [à vérifier selon le vol].
- Dimensions limitées pour le sac, qui doit tenir dans la soute.
Les excédents ne sont pas toujours acceptés. Si vous voyagez avec du matériel photo lourd, un siège supplémentaire peut être réservé. La plupart des camps proposent la blanchisserie quotidienne, ce qui permet de voyager léger. Les bagages non utilisés pendant le safari peuvent souvent être laissés en consigne à Johannesburg ou à Maun.
Pour les vêtements, privilégiez des couleurs neutres (beige, kaki, vert), évitez le blanc, salissant, ainsi que le bleu foncé et le noir, qui attirent les insectes, et prévoyez des couches chaudes pour les matinées de juin à août. Toutes nos recommandations sur la page que mettre dans sa valise pour un safari.
Législation et règles à connaître
- Ivoire et produits d’origine animale : il est interdit de ramasser, d’acheter ou de transporter de l’ivoire. Tout achat de produit d’origine animale (corne, peau, griffe) exige un reçu d’un magasin autorisé.
- Photographies : il est interdit de photographier les bâtiments officiels et les installations militaires.
- Conduite : on roule à gauche ; un permis de conduire international est exigé en plus du permis français pour louer un véhicule.
- Stupéfiants : les peines peuvent aller jusqu’à 25 ans de prison.
Pour préparer la suite, consultez notre page quand partir au Botswana ou revenez à la présentation du safari au Botswana.