Botswana · Région

Réserve du Kalahari central

La réserve du Kalahari central (Central Kalahari Game Reserve) couvre environ 52 800 km² au cœur du Botswana, une surface plus grande que la Suisse. Ce n’est pas un désert de dunes, mais une savane semi-aride traversée de vallées fossiles comme Deception Valley. De décembre à avril, les pluies y attirent springboks, oryx et gnous, suivis par les lions du Kalahari à crinière noire. Peu de camps, presque aucun véhicule : c’est le safari de l’isolement, accessible en avion léger depuis Maun.

Mis à jour le 25 octobre 2026 · Par l’équipe Mister Safari

Faune dans les vallées du nord (Deception, Passarge, Sunday Pan)

Troupeaux et prédateurs sur l’herbe nouvelle pendant les pluies

  1. Janvier : Idéal
  2. Février : Idéal
  3. Mars : Idéal
  4. Avril : Idéal
  5. Mai : Bon
  6. Juin : Possible
  7. Juillet : Possible
  8. Août : Possible
  9. Septembre : Possible
  10. Octobre : Possible
  11. Novembre : Bon
  12. Décembre : Idéal

Confort et accès par la piste

Ciel limpide et pistes sèches ; nuits glaciales de juin à août

  1. Janvier : Possible
  2. Février : Possible
  3. Mars : Possible
  4. Avril : Bon
  5. Mai : Idéal
  6. Juin : Idéal
  7. Juillet : Bon
  8. Août : Bon
  9. Septembre : Bon
  10. Octobre : Possible
  11. Novembre : Possible
  12. Décembre : Possible
  • Idéal
  • Bon
  • Possible

La réserve du Kalahari central en bref

Créée en 1961, la Central Kalahari Game Reserve est l’une des plus grandes aires protégées d’Afrique : environ 52 800 km² de savane, de bush épineux et de cuvettes d’argile, sans eau permanente. Avec la réserve voisine de Khutse, au sud, elle forme un bloc sauvage continu au cœur du Botswana.

Le Kalahari botswanais n’a pas grand-chose à voir avec l’image d’un désert de sable nu. Le sol est bien du sable du Kalahari, ocre ou rouge, mais il est couvert d’herbes, d’acacias et de buissons. Ce qui manque, c’est l’eau de surface : pas de rivière, pas de lac, seulement des mares temporaires après les pluies. Pour comprendre le Kalahari dans son ensemble, du Botswana à la Namibie et à l’Afrique du Sud, lisez notre page sur le désert du Kalahari.

Repère Ce qu’il faut savoir
Superficie Environ 52 800 km², hors réserve de Khutse, contiguë au sud
Paysage Savane semi-aride, vallées fossiles, cuvettes d’argile (« pans »)
Meilleure période Décembre à avril, saison des pluies
Accès Avion léger depuis Maun, ou 4x4 avec guide
Durée conseillée 3 à 4 nuits
Hébergement Quelques camps de toile, camps mobiles, camping aménagé

Deception Valley et les vallées fossiles

Le nord de la réserve est sillonné par d’anciens lits de rivières, asséchés depuis des milliers d’années, que l’on appelle les vallées fossiles. Leur fond plat, couvert d’herbes courtes après les pluies, attire les herbivores, et c’est là que se concentre le safari.

  • Deception Valley est la plus célèbre. Les chercheurs américains Mark et Delia Owens y ont vécu sept ans dans les années 1970 pour étudier les lions et les hyènes brunes, et en ont tiré le livre Le Cri du Kalahari.
  • Sunday Pan, Leopard Pan et Letiahau prolongent Deception Valley vers l’ouest. Quelques points d’eau alimentés par forage y retiennent une partie de la faune en saison sèche [à vérifier].
  • Passarge Valley, plus au nord, est réputée pour ses grands troupeaux d’oryx et de springboks pendant les pluies.
  • Piper Pans et Tau Pan sont plus isolées, au centre et au nord-ouest, à plusieurs heures de piste des autres secteurs.

La faune du Kalahari central

Le Kalahari central ne rivalise pas avec le delta de l’Okavango pour la densité. Sa richesse est ailleurs : des espèces adaptées au désert, observées dans des paysages ouverts, sans aucun autre véhicule.

Les lions à crinière noire

C’est l’animal emblématique de la réserve. Les lions du Kalahari sont souvent grands et puissants, et beaucoup de mâles portent une crinière sombre, parfois presque noire. Ils vivent en petites troupes sur des territoires immenses, chassent l’oryx, le gnou et le porc-épic, et peuvent tenir longtemps sans boire. En saison verte, il n’est pas rare de les voir couchés en plein milieu d’une vallée.

Les autres prédateurs

Guépards, léopards, hyènes brunes, plus discrètes que les hyènes tachetées, et parfois lycaons, de passage. Les petits carnivores sont nombreux : otocyons, renards du Cap, ratels, mangoustes jaunes et chats sauvages d’Afrique.

Les herbivores de la saison verte

Avec les pluies, les vallées se couvrent de springboks, d’oryx gemsboks, de gnous bleus, de bubales roux et d’élands. Les naissances de springboks attirent les prédateurs.

Les oiseaux

L’outarde kori, le plus lourd des oiseaux volants, arpente les prairies. Le serpentaire, l’autruche et de nombreux rapaces, comme l’autour chanteur, sont faciles à observer, et les rapaces migrateurs arrivent avec l’été austral.

Notre conseil : au Kalahari central, la faune suit la pluie, et la pluie ne tombe jamais deux années de suite au même endroit. Les camps et les guides savent chaque semaine où se trouvent les troupeaux : c’est une raison de plus de passer par un camp expérimenté plutôt que de partir seul.

Le peuple san et le Kalahari

Les San, premiers habitants de l’Afrique australe, vivent dans le Kalahari depuis des dizaines de milliers d’années. La réserve a d’ailleurs été créée en 1961 en partie pour protéger leurs terres et leur mode de vie de chasseurs-cueilleurs.

Leur histoire récente est douloureuse. Entre la fin des années 1990 et 2002, la plupart des habitants de la réserve ont été déplacés vers des villages situés à l’extérieur. En 2006, la Haute Cour du Botswana a reconnu le droit des requérants à revenir vivre sur leurs terres, et la question reste sensible aujourd’hui.

Certains camps de la région travaillent avec des guides san, qui partagent leur connaissance du pistage, des plantes et de la recherche d’eau lors de marches de découverte. Nous privilégions les initiatives qui associent réellement les communautés et leur reversent une part des revenus.

Quand partir dans le Kalahari central ?

Le calendrier du Kalahari central est l’inverse de celui du delta de l’Okavango, ce qui en fait un complément idéal.

Période Ce qu’il faut savoir
Décembre à avril Saison des pluies : orages de fin de journée, herbe verte, troupeaux et prédateurs dans les vallées. Meilleure période pour la faune. Fortes chaleurs.
Mai Fin des pluies, herbe dorée, faune encore présente, températures agréables.
Juin à août Ciel limpide, journées douces, nuits glaciales, parfois sous 0 °C. Faune dispersée.
Septembre à novembre Chaleur croissante, souvent au-delà de 35 °C, paysage sec. La faune attend les pluies.

Les pluies sont irrégulières d’une année à l’autre : comparez avec le reste du pays sur notre page quand partir au Botswana.

Comment se rendre au Kalahari central ?

  • En avion léger : c’est la solution la plus confortable. Depuis Maun, comptez environ une heure de vol vers les pistes d’atterrissage des camps, avec un sac souple à poids limité.
  • En 4x4 depuis Maun : une bonne demi-journée de route et de piste vers l’entrée nord-est de Matswere, par Rakops, puis environ une heure et demie de sable jusqu’à Deception Valley [à vérifier]. La réserve n’a ni carburant, ni eau, ni réseau téléphonique : on n’y circule qu’en 4x4 équipé, idéalement en convoi avec un guide.

Les droits d’entrée sont fixés par le Département de la faune et des parcs nationaux (DWNP) : 190 pulas par adulte non résident et par jour selon le dernier barème publié, entré en vigueur le 1er avril 2022, tarif en vigueur au 25 octobre 2026 à notre connaissance [à vérifier auprès du DWNP]. Ils sont inclus dans nos devis. Les autres postes sont détaillés sur la page prix d’un safari au Botswana.

Où dormir ?

L’offre est volontairement limitée. Quelques camps de toile permanents se trouvent à l’intérieur de la réserve, d’autres sur des terres privées en bordure de Deception Valley, où les marches et les sorties de nuit sont parfois possibles, contrairement à l’intérieur de la réserve. Les camps mobiles, montés pour votre groupe avec une équipe et un guide, permettent d’explorer les secteurs les plus reculés. Le budget dépend de la formule : [à compléter].

Santé

Selon l’Institut Pasteur, la transmission du paludisme est saisonnière, de novembre à mai ou juin, dans la moitié nord du pays ; le district de Ghanzi, où se trouve une grande partie de la réserve, figure parmi les zones citées. Or la meilleure saison au Kalahari central coïncide avec cette période. Prenez avis auprès d’un médecin ou d’un centre de vaccinations internationales avant le départ. Les autres formalités sont sur la page infos pratiques Botswana.

Avec quoi combiner le Kalahari central ?

Le Kalahari central se prête à un voyage de saison verte, quand le reste du Botswana est plus calme et les tarifs plus doux :

  • le delta de l’Okavango, à environ une heure de vol : l’eau après le sable ;
  • les salines de Makgadikgadi et Nxai Pan, au nord-est, où la migration des zèbres a lieu à la même saison ;
  • la Namibie, par la route transkalahari via Ghanzi, pour un grand voyage dans les deux pays.

Notre conseil : pour un voyage en février ou en mars, associez trois nuits au Kalahari central, deux nuits à Makgadikgadi et trois nuits dans un camp du delta permanent, où le mokoro reste possible. Vous profitez des naissances, de la migration des zèbres et des tarifs de saison verte.

Nos idées d’itinéraires sont sur la page circuits et safaris au Botswana ; votre conseiller les adapte à vos dates.

Questions fréquentes

Vos questions

Où se trouve la réserve du Kalahari central ?

Elle occupe le centre du Botswana, au sud des salines de Makgadikgadi et à l’est de la ville de Ghanzi, à environ 250 kilomètres au sud de Maun pour son secteur nord. Au sud, elle est prolongée par la petite réserve de Khutse, plus proche de Gaborone. Les vallées les plus visitées, comme Deception Valley, se trouvent dans le nord de la réserve.

Quelle est la meilleure période pour visiter le Kalahari central ?

De décembre à avril, pendant la saison des pluies. L’herbe nouvelle attire les springboks, les oryx, les gnous et les bubales dans les vallées fossiles, et les prédateurs suivent. Les pluies tombent surtout en orages de fin de journée. De mai à octobre, la faune se disperse, mais le ciel est limpide et les nuits très étoilées, avec du gel possible en juin et juillet.

Combien de jours passer dans le Central Kalahari ?

Comptez au moins trois nuits. Les distances entre les vallées sont longues, les animaux se déplacent avec les pluies, et la première journée sert souvent à repérer où se trouvent les troupeaux. Quatre nuits permettent de varier les secteurs et d’ajouter une marche avec des guides san là où elle est proposée.

Peut-on voir des lions dans le Kalahari central ?

Oui. La réserve est connue pour ses lions du Kalahari, souvent massifs, dont les mâles portent une crinière sombre. Ils vivent en troupes sur de très grands territoires et peuvent rester longtemps sans boire, en tirant l’humidité de leurs proies. On les observe le plus facilement dans les vallées du nord à la saison des pluies.

Comment se rendre dans la réserve du Kalahari central ?

Le plus simple est l’avion léger depuis Maun, qui rejoint en une heure environ les pistes d’atterrissage des camps. Par la route, il faut un 4x4 bien équipé et une bonne demi-journée depuis Maun jusqu’à l’entrée de Matswere, puis la piste de sable vers Deception Valley. Nous conseillons le 4x4 uniquement avec un guide et un véhicule d’appui.

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