Watamu et Malindi en bref
| Repère | Watamu et Malindi |
|---|---|
| Situation | Côte nord du Kenya, comté de Kilifi, à environ 100 km au nord de Mombasa |
| Accès en avion | Aéroport de Malindi, environ 1 h de vol depuis Nairobi |
| Accès depuis Tsavo Est | Environ 2 h de route depuis la porte de Sala |
| Points forts | Parc marin et tortues, mangrove de Mida, Arabuko-Sokoke, ruines de Gede |
| Durée conseillée | 4 à 5 nuits |
| Meilleures périodes | Décembre à mars, septembre et octobre |
Au nord de Mombasa, la côte kényane change d’ambiance. Là où Diani aligne une quinzaine de kilomètres de plage et de nombreux hôtels, Watamu reste un village de pêcheurs et de petits hôtels, au bord d’une baie découpée en criques et semée d’îlots de corail. C’est la plage la plus tournée vers la nature du Kenya.
Watamu Beach et ses baies
Watamu s’étend sur quelques kilomètres de sable blanc, entre la pointe de Watamu et l’entrée de la crique de Mida. Le rivage forme plusieurs baies :
- Turtle Bay, la plus abritée, face au parc marin ;
- Garoda et Blue Lagoon, au sud, avec leurs îlots de corail que l’on rejoint à pied à marée basse ;
- la baie de Watamu, au nord, plus proche du village.
La marée rythme la journée. À marée basse, l’eau se retire loin, découvrant les platiers et des piscines naturelles où les enfants observent étoiles de mer et petits poissons. À marée haute, le lagon devient un vaste bassin de baignade. Les hôtels donnent les horaires chaque jour.
Le parc marin de Watamu : tortues et plongée
Le parc national marin de Watamu, classé en 1968 par le Kenya Wildlife Service, est l’une des premières aires marines protégées d’Afrique de l’Est. Il protège environ 10 km² de récif, d’herbiers et de lagon, entourés d’une réserve marine plus vaste qui englobe la crique de Mida. La pêche y est interdite, et cela se voit : poissons-perroquets, poissons-papillons, murènes, raies et pieuvres sont nombreux à faible profondeur.
Les tortues
Les tortues vertes et les tortues imbriquées se nourrissent dans les herbiers du parc : on en croise souvent en snorkeling. Des tortues viennent aussi pondre sur les plages de Watamu. Une association locale de protection suit les nids, sensibilise les pêcheurs et relâche les tortues prises dans les filets ; son centre de soins se visite [à vérifier selon les horaires].
Snorkeling et plongée
- En snorkeling, depuis un bateau à fond de verre, sur les jardins de corail du parc, idéalement à marée basse.
- En plongée, sur les tombants extérieurs du récif et l’entrée de la crique de Mida, où l’on peut voir des raies et, en saison, des requins-baleines [à vérifier selon la saison].
- Au large, de juillet à octobre environ, les baleines à bosse longent la côte [à vérifier selon les années].
Un droit d’entrée est perçu par le Kenya Wildlife Service pour le parc marin ; il est en général compris dans le prix de l’excursion [à vérifier].
Notre conseil : réservez la sortie en mer par votre hôtel ou par votre conseiller, avec un opérateur qui respecte les règles du parc (pas de contact avec le corail, pas de nourrissage des poissons). Partez le matin, à marée basse, quand l’eau est la plus claire.
La mangrove de Mida
Derrière Watamu, la crique de Mida est un bras de mer bordé de mangrove, qui se vide et se remplit au rythme des marées. À marée basse, les vasières attirent des milliers d’échassiers : crabiers, aigrettes, gravelots, et selon la saison des flamants. Une passerelle suspendue traverse la mangrove jusqu’à un observatoire. Au coucher du soleil, une sortie en boutre ou en pirogue sur la crique, suivie d’un dîner de crabe et de poisson grillé, est l’un des meilleurs moments du séjour.
La forêt d’Arabuko-Sokoke
À quelques minutes de la plage, la forêt d’Arabuko-Sokoke couvre environ 420 km² : c’est le plus grand vestige de forêt côtière d’Afrique de l’Est. Elle abrite des espèces que l’on ne trouve presque nulle part ailleurs :
- le petit-duc de Sokoke, une minuscule chouette ;
- le tisserin de Clarke, endémique de cette côte ;
- le rat à trompe à croupion doré, un petit mammifère au long museau ;
La visite se fait avec un guide ornithologue de la forêt, de préférence tôt le matin, quand les oiseaux sont actifs et la chaleur supportable.
Les ruines de Gede
À la lisière de la forêt, les ruines de Gede sont celles d’une ville swahilie abandonnée au XVIIe siècle. On s’y promène sous de grands baobabs et des figuiers étrangleurs, entre les vestiges de la grande mosquée, du palais, des maisons à patio et des puits. Comptez une à deux heures, avec un guide du site, pour comprendre l’histoire de ces cités marchandes de la côte, que l’on retrouve à Lamu.
Malindi
Malindi, à une vingtaine de kilomètres au nord, est une ville balnéaire plus animée, marquée par une forte présence italienne. On y voit :
- le pilier de Vasco de Gama, érigé en 1498 lors de son escale sur la route des Indes ;
- la vieille ville, avec ses mosquées et son marché ;
- le parc marin de Malindi, classé en même temps que celui de Watamu ;
- à l’intérieur des terres, le canyon de Marafa, surnommé « Hell’s Kitchen », dont les falaises de grès rouge s’embrasent au coucher du soleil.
Sécurité : ce que dit le ministère des Affaires étrangères
Selon les conseils aux voyageurs mis à jour le 25 septembre 2026, Watamu et Malindi sont en vigilance renforcée, comme les grandes régions de safari. La côte située au nord de Malindi est en revanche déconseillée sauf raison impérative, à l’exception des îles de Lamu et de Manda, à rejoindre uniquement en avion. Nous ne proposons donc aucune excursion au nord de Malindi par la route.
Les précautions à retenir :
- pas de plage la nuit en dehors des plages privées des hôtels ;
- une tenue couvrante hors de la plage, la population étant majoritairement musulmane ;
- des sorties en mer et des taxis réservés par l’hôtel ;
- pas d’objets de valeur visibles.
Le ministère signale aussi, pour la saison des pluies d’octobre à décembre 2026, un risque d’inondations accru par El Niño. Votre conseiller vérifie la situation avant chaque départ ; tous les détails sont sur la page infos pratiques pour le Kenya.
Quand partir à Watamu ?
| Période | Météo | Ce qu’il faut savoir |
|---|---|---|
| Décembre à mars | Chaud, sec, mer calme | La meilleure saison pour la plage et le snorkeling |
| Avril à juin | Grandes pluies, mai le plus humide | Plusieurs hôtels ferment quelques semaines |
| Juillet et août | Agréable, vent du sud-est | Mer plus agitée, algues possibles sur certaines plages |
| Septembre et octobre | Beau temps, vent qui faiblit | Très bonne période, baleines au large |
| Novembre | Petites pluies | Averses courtes, tarifs plus doux |
Le calendrier de tout le pays est sur la page quand partir au Kenya.
Comment rejoindre Watamu ?
- Depuis Nairobi : des vols intérieurs relient Nairobi à l’aéroport de Malindi en une heure environ. Comptez ensuite 30 minutes de route jusqu’à Watamu.
- Depuis le Masai Mara : selon la saison, certaines compagnies relient les pistes du Masai Mara à la côte, avec ou sans escale [à vérifier selon la saison] ; sinon, on repasse par Nairobi.
- Depuis Tsavo Est : environ deux heures de route depuis la porte de Sala. C’est le combiné le plus naturel, sans avion : voir notre page Tsavo.
Sur les petits avions, les bagages sont limités en poids et doivent tenir dans un sac souple.
Watamu dans votre voyage au Kenya
Watamu termine idéalement un safari par la route : Amboseli, Tsavo Ouest, Tsavo Est, puis la plage. Après le Masai Mara, on y arrive en avion via Nairobi. Comptez quatre à cinq nuits pour profiter de la mer et faire deux ou trois sorties. Pour une semaine complète, on partage parfois le séjour entre Watamu et Diani. Nos combinés sont sur la page circuits au Kenya ; fourchette indicative pour 4 nuits à Watamu : [à compléter].